samedi 2 janvier 2016

Jumeler voyage et bénévolat





S'impliquer auprès d'organisations locales est une bonne façon de se poser un peu en voyage tout en faisant de nouveaux apprentissages, que ce soit sur la culture d'un pays, sur des gens qui partagent les mêmes intérêts que nous oú sur des métiers qui nous étaient encore méconnus. C'est aussi une manière de voyager de façon plus responsable, en s'intégrant un peu mieux dans une communauté oú en mettant nos compétences et notre temps à profit. Malgré nos bonnes intentions, on sait que le bénévolat international a aussi des externalités négatives: est-ce qu'on vole un travail payant pour un membre de la communauté? Est-ce que mon aide ponctuelle sera bénéfique à long terme? Est-ce que mon départ créera plus de mal que de bien (le travail avec les enfants, par exemple, qui sont sans cesse abandonnés par les bénévoles auxquels ils s'attachent...)

Plusieurs programmes exigent une contribution financière, ce qui amene des interrogations supplémentaires: est-ce que mon argent sera utilisé à bon escient? Est-ce que j'encourage un nouveau marché en plein essor qui dénaturera l'idée même du volontariat?

Ma réponse à toutes ces questions a été de faire mes propres démarches pour trouver les opportunités qui correspondent à mes critères de touriste responsable. Pour ce faire, on s'était inscrits sur workaway.info: un site web qui permet le jumelage avec des organisations partout à travers le monde. Un abonnement de 2 ans pour 2 personnes m'a coûté 45 euros si je me souviens bien... 

J'avais la belle intention de m'impliquer à long terme, pour des mandats de 2-3 mois en Asie et en Amérique du Sud, mais... C'est difficile de faire de si grandes promesses quand on est sur la route! J'ai donc cherché des expériences d'une ou deux semaines pour commencer. 

Après avoir créé un profil de base, Je me suis d'abord familiarisée avec l'outil en cherchant des opportunités en Grèce. Un peu comme on cherche une vieille auto sur Kijiji, je parcourais les annonces en cherchant la perle rare... Alors en une journée, je n'avais fait que deux demandes parfaitement personnalisées chez des organisations parfaites; orientées vers la communauté et l'environnement, parfaitement situées, qui offrent logis et couvert......... Et j'ai ensuite attendu sans jamais avoir de réponse. J'ai recommencé les mes démarches quelques fois en obtenant quelques "sorry, We are full" oú "We are looking for long term stays" ou encore ".... (Bruit de criquet)..."

Au fil du temps, j'ai raffiné mes techniques de recherches d'hôtes couchsurfing et j'ai appliqué ma nouvelle expertise dans mes recherches workaway. Voici ma méthode qui est, pour l'instant, très efficace et qui porte fruit:
1- avoir un profil révélateur qui relate notre expérience, nos qualités et d'autres informations personnelles.
2- utiliser les filtres de recherche pour ne garder que les options qui peuvent nous intéresser
3- envoyer au moins 10-15 demandes avec un gabarit de message général (selon les filtres utilisés) et environ une phrase personnalisée en début de demande. Les personnes/ organisations avec seulement quelques commentaires positifs sont souvent des bons choix (mais pas le couchsurfers qui a déjà reçu 220 personnes, c'est un peu exagéré s'il en fait une profession)
4- recevoir rapidement entre 2 et 5 réponses positives et choisir la plus intéressante.

En 5 mois, on s'est impliqués dans 2 organisations et on va se rendre dans une troisième le mois prochain.

Voici comment ca se passe pour l'instant... 



Expérience #1: Aide ambiguë chez un propriétaire de guesthouse qui opère aussi un safari en chameau dans le désert du Rajasthan en Inde

Ca avait bien commencé: notre hôte nous recueille a l'hôtel et on va au marché ensemble pour emporter un peu de vivres et... on découvre un psssssiiiiii bibi chien (clairement destiné à une fin tragique si on se base sur l'allure de toutes les bêtes autour de nous en Inde). Notre hote nous propose de l'emmener avec nous pour en prendre soin dans le désert: aussitôt dit, aussitôt fait! On est sous le charme...

C'est aussi à ce moment là qu'on a appris qu'on irait dans le désert plutôt qu'à la guesthouse dans le village. Just go with it. 


À partir de la, on nous a amené dans un campement oú se trouvait une bénévole British, pis... On nous a laissés la!


On s'est retrouvés dans un campement avec nos tentes, notre dromadaire, nos bébés chèvres, notre famille du désert pis notre collègue étrange et insipide. Fak la, ben... On a creusé. Pis creusé. Notre mandat était d'amener l'énergie des panneaux solaires dans toutes les tentes... Pis d'autres choses indian style (définition: dont les instructions, l'objectif et la portée changent régulièrement, idéalement tout juste après que la tâche en question ait été terminée). 


Ce serait clairement exagérer que de dire qu'il n'y a pas eu de bon dans cette retraite... On a eu droit à des spectacles de musique et de danses indiennes spectaculaires (le genre de danse oú tu sautes sur de la vitre brisée, des clous et des sabres et oú jongler avec le feu est un prerequis);


On a aussi eu de beaux échanges avec la famille gênée en charge du camp, qui m'ont coiffée et tatouée au henné, nous ont fait rider notre beau dromadaire et nous préparaient ce merveilleux masala chai au lait de nos chèvres. Raju s'est même improvisé en coiffeur pour Mik: il trouvait que je ne faisait pas une assez belle job... (Et Mik en avait bien besoin).






Lors de notre dernière soirée, on a rencontré 4 autres bénévoles qui venaient aider. Ca aurait certainement été une expérience toute différente que d'être tout seuls, ...

Leçons apprises: 
- la logique indienne défie la logique tout court
- Mikael a besoin d'interactions sociales
- les coquerelles, ça fait click click
- on aime mieux recevoir un peu de supervision et de directions quand on offre notre temps bénévolement
- c'est correct de pas être amis avec tout le monde
- c'est dommage de ne pas rester plus longtemps parce que les relations prennent du temps à se développer avec les écarts culturels et de langage.

Bilan de l'expérience #1: Moyen
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Expérience #2: Journaliers dans un sanctuaire pour animaux dans le nord-Ouest de la Thaïlande 



On s'est dirigés vers Sangkhlaburi pour notre deuxième expérience workaway. Shankla est une petite ville à l'ouest du pays, juste à la frontière du Myanmar. On y avait planifié une semaine de bénévolat dans le sanctuaire pour animaux Baan Unrak Thai Animal Sanctuary. 



Des notre arrivée, on nous présente notre prochaine demeure pour les 8 prochains jours et nous rencontrons nos premiers animaux: des fucking cafards! Des gros cafards laids morts dans notre salle de bain. par chance, comme diraient les autres bénévoles, il n'y en a plus de vivants depuis le dernier traitement... Ouin. 

On poursuit notre visite avec la pièce aux chats qui a remplacé la salle à manger ( il n'y a donc plus de salle à manger - meilleure chance la prochaine fois!)



Toute personne qui aime les chats, je vous prie d'apprécier les prochaines images. 



Maintenant, passons aux choses sérieuses: notre travail. Suite à notre arrivée en après midi, on nous annonce nos responsabilités pour le restant de la journée: flatter les chiens, leur donner de l'amour puis essayer de les flatter avec de l'amour: les deux en même temps. Eux, ils appelaient ça socialiser avec les chiens. Ca paraît mieux.



Ouin, grosse première journée... Quoique l'une d'entre nous a trouvé le tout trop exigeant et est allé s'étendre dans le hamac... Elle vous dira que c'est a cause des gravol qu'elle avait pris le matin (la route de 8h pour se rendre dans ce village comprend 2374 tournants à travers les montagnes), mais je crois que c'était plutôt sa façon de protester contre le manque de distribution de tâches.

On nous a tout de même présenté le sanctuaire officiellement. 
En entrant, sur votre gauche, vous avez les chiens malades, blessés ou encore en attente d'une opération. Si vous continuez, vous arrivez au bout et à la clinique + salle d'opération, là où des vétérinaires (bénévole ou employé) travaillent. Si vous continuez tout droit au départ, vous longez la clinique et vous vous dirigez vers les cages de nos préférés, les chiens! Des chiens, il y en a: 49 résidents! Ils sont divisés par enclos/cages de 3 à 9 chiens en fonction de leur symbiose entre eux.


Des chiens spéciaux, il y en a : Elvis et sa mâchoire toute croche, Uncle (qui mourra au cours de notre séjour) qui n'a plus de dents et quelques chiens à trois pattes pour qui la perte de 25% de leur potentiel de motricité n'affecte point leur joie de vivre et leur rapidité!

Des chiens merveilleux ayant besoin d'affection et prêts à en donner, il y en a tout autant que le nombre de résidents, mais voici quelques images de nos préférés :

Pikée (oú xyla, de son nom thai)
Jonathon <3
Clover
Et autres monstres a 4 têtes...

Les responsabilités, elles étaient simples et pour la plupart le matin : promener les chiens (4par4 why not), 

Ca peut avoir l'air facile, mais des monstres a 4 têtes, ca tire comme 4 pikées qui voient des écureuils dans 4 directions différentes. Essayez donc de vous pencher pour ramasser leurs cadeaux quand ils essaient de vous écarteler!

Après les promenades ( sortir tous les chiens prenait généralement 2h-2h30), il fallait nourrir les pitous et les chats, remplir les seaux d'eau, nettoyer les cages, laver le matériel utilisé pour la nourriture et voilà, les grosses jobs quotidiennes étaient terminées. Vous comprendrez donc que nous nous sommes cherchés d'autres passions, puisque pour ma part, j'aime les chiens, mais delà à passer 8 jours a les flatter, de 8hAM à 17h, c'est un peu exagéré!

À part des tâches ponctuelles ou quelconques, comme vacciner les chats ou faire faire de la physio aux chiens blessés oú traumatisés, on s'est cherché des nouveaux défis! De mon bord, j'ai fait le grand ménage de la maison d'en bas. Elle avait GRAND besoin de lavage. Jessica s'est spécialisé dans la lessive et a elle aussi fait le ménage d'une pièce de la clinique. De plus, nous sommes devenus experts dans l'art de retirer et tuer des tiques... Et des tiques, certains chiens en avaient des tonnes. Panther était la grande gagnante, un magnifique chien noir sur lequel on a enlevé au moins une soixantaine de parasites suceurs de sang! Sinon, nous en avons aussi profité pour aller courir avec quelques chiens, mais ces chiens n'étaient pas de grands coureurs et je devais plus souvent qu'autrement les tirer vers l'avant! Jessica avait plutôt choisi de faire du dressage! Elle s'était donné pour mission d'apprendre à Jonathon à ne plus avoir peur du grand monde extérieur, lui qui ne voulait jamais sortir de sa cage et s'affolait à la vue d'une laisse oú d'un autre chien... Ilne pouvait donc pas profiter des grandes marches matinales! Un dressage qui requiert de la patience, certes, mais qui donnait peu à peu des résultats!

Enfin, Afin de profiter au maximum de notre expérience bénévolat, notre manager Denise nous somme de prendre un jour de congé. On part donc à l'aventure pour la recherche de singes a 80 km de notre petite ville. Pour s'y rendre, rien de mieux que la location de notre première mopette, zezette, scooter. Et oui, nous avons fière allure!




Notre expérience de Sangkhlaburi, vous en doutez bien, fut sans contredit remplie de beaux moments : les magnifiques restaurants Thai, les dîners à l'école voisine, les sorties au village autour du night market, la fête foraine thai/birman où des filles en maillot de bain se déhanchaient pour le plaisir de la foule familiale (bizarre)


les rencontres comme toujours, mais surtout le bonheur d'avoir partagé un Noël en compagnie de gens généreux et ayant des histoires tous plus intéressantes les unes que les autres.

Leçons apprises:
- on aime bien pouvoir peofiter de jours de congés pour faire des sorties, spécialement quand on est vraiiiiiiiiment loin des lieux touristiques habituels
- il est difficile de faire du bénévolat pour un si court laps de temps:  on ne va pas perdre trop de temps à apprendre à faire les trucs plus compliqués (et de toute façon personne n'aura le temps de nous montrer!), mais on aimerait contribuer de façon significative... 
- il est beaucoup plus intéressant de faire du bénévolat avec d'autres voyageurs qui peuvent enrichir notre expérience
- notre expérience sera très rarement mis à profit dans des expériences court terme (on est clairement sous-utilisés et on sent qu'on pourrait aider plus oú... Aider autrement, comme en faisant du online marketing... Ce que la plupart des organisations désirent!)
- on aime les animaux.
interrogation: Est-ce généralisé que les organisations qui reçoivent des bénévoles tels que nous manquent d'organisation pour accueillir et orienter leurs bénévoles? Ca nous paraît pourtant si facile de préparer quelque chose comme un guide... Je pourrais penser à offer mes services dans ce domaine la prochaine fois!

Bilan de l'expérience #2: Bon

Pour la suite, ca se passera en Malaisie des la mi-février avec projet orang-outang. À suivre!

jeudi 31 décembre 2015

Sa wa di Kurb (Thaïlande partie 1)


Nos premiers pas en sol thaïlandais se font à Bangkok, ville de plus de 14 millions d'habitants en comptant la région. D'ailleurs, c'est chez Jeff, notre hôte Irish de 27 ans, que notre aventure se poursuit. Jeff a d'ailleurs eu l'amabilité de nous recevoir chez lui à 6h30 am (notre avion est arrivé à Bangkok à 4h30) et de nous permettre de demeurer chez lui malgré que lui et ses 2 autres colocs travaillaient... mais avec couch surfing, plus rien ne nous surprend! Après deux nuits écourtées dues aux transports, c'est parfait et même vital pour nous.
Dès notre réveil, on visite notre banlieue de Bangkok (13km du centre-ville) et mettons à profit nos acquis de l'Inde. Nous apprenons bonjour (Sa wa di + Kurb garçon ou Kah fille) et merci (Korbkun). Une chance honnêtement, puisque personne en Thaïlande parle anglais... contrairement à l'Inde où l'anglais est courant puisque c'est la langue par excellence pour les communications entre indiens de différentes régions, sans oublier qu'ils ont été sous l'emprise britannique. 
Donc, on se dirige vers notre premier restaurant de rue thai... comme tous le disent, un repas de qualité à petit prix.


Dans l'attente du retour de nos nouveaux ''flatmates'', on souhaite les remercier en leur procurant une petite bière chacun histoire de bien briser la glace. Oups, arrivée à la caisse, impossible d'acheter une bière... et non, en Thailande, les heures pour une bière sont les suivantes : 10h à 14h et 17h à 24h... Meilleure chance dans une heure. 

Notre premier repas de groupe à Bangkok est un festin BBQ préparé par l'un des colocs, Arti, thailandais d'origine. Ce fut un délice avec poissons, ailes de poulet, légumes (pour les végés en accessoire) et surtout une sauce typique. Sans oublier le Blend, rhum ''cheap'' thailandais d'excellence de la région, à mixer avec soda, nam kheng (glace) et coca cola. Une première soirée arrosée (on revenait d'un mois de sobriété en Inde) et selon les dires des colocs, ce n'était qu'un simple mardi.


Le lendemain, direction downtown Bangkok avec le transport en commun. Bien que l'autobus ne soit pas le transport le plus pratique à Bangkok (1h30 pour faire 14 km lorsqu'on n'est pas en heure de pointe), nous devons admettre que c'est le plus accessible. En fait, il y a trois sortes d'autobus qui passent sur la même ligne. Il y a les autobus jaunes: 13-15 bahts (1 dollar = 25 bahts) par personne/trajet, air conditionné (AC), luxueux; il y a les autobus de toutes sortes de couleurs, majoritairement rouges, qui ont les fenêtres grandes ouvertes: 6-8 bahts par trajet, non AC; et il y a nos préférés: autobus rouge avec une pancarte du gouvernement, trajet gratuit, non AC. Ces autobus sont issus d'une initiative du gouvernement de rendre le transport en commun accessible à tous. On avait donc le luxe de cet autobus manuel avec un beau plancher de bois pour 0$!


Donc, chaque jour que nous prenions l'autobus, nous espérions voir arriver l'un de ses bus rouge afin de voyager gratuitement (puisque 50 cents pour deux c'est hors de prix lorsqu'on a l'option gratuit!). 

Bangkok, c'est beau, silencieux et surtout culinaire. Des temples, des petits ruisseaux, des bateaux et maisons magnifiques sur l'eau nous plongent dans la culture thaïlandaise où le laisser vivre semble de mise.



 Dans les rues, l'absence de klaxon, d'auto des années 20, d'animaux mal amanchés, de déchets, de merde et de poussière ou encore de construction à ne plus finir contraste avec l'Inde, et marcher dans les rues redevient une activité de plaisance et d'harmonie. Si vous ne nous croyez pas, c'est probablement que vous comparez le rythme avec l'occident... et bien trouvez un parc, prenez une magnifique crème glacée au coconut et respirez l'air frais. Parce que même entouré de millions d'habitants, les parcs de la capitale sont tranquilles, contiennent pour la plupart lacs, arbres denses et temples en plus d'être accessible pour la course (avec des pistes délimitées et mesurées). 


Pour diner, on se rend au Snack Bar de Bruno Blanchet, restaurant qui sert de la poutine. Disons qu'avec mon petit lendemain de veille, c'est une excellente occasion. Bien que ma cousine Elise m'ait souhaité bonne chance pour trouver l'endroit, Alexandre m'avait bien mis au courant du changement de nom et de place de l'endroit, donc ce fut assez simple. Fait à noter, les rues sont pour la plupart notée par secteur... du genre Moon Muang Soi 7. Soi = rue, Moon Muang (dans ce cas si) représente la grande rue du secteur et 7, c'est l'avenue 7 du secteur. C'est comme si la rue de Rouen (à Montréal) devenait Joliette (rue perpendiculaire) rue 6. Bref, possible de se tromper, mais disons que c'est déjà une grande évolution avec les adresses indiennes : Hotel X, near Johdpur Fort ou near police station... 

AAprès une excellente poutine (nous nous attendions pas ici d'Avoir le meilleur fromage), on se dirige à pied vers le boudha couché et le grand palace. En si rendant, on apprécie la beauté des temples, passe par la fameuse rue Khoa San road et de magnifiques monuments. Arrivée à destination, on remarque que tout a un prix... et donc on décide de ne rien payer, de voir le boudha au travers une grande porte ouverte (hihihi) et je prends Jess sur mes épaules afin qu'elle puisse apprécié l'intérieur du temple (car moi, j'y suis déjà allé avec mon père. Riez pas, même si j'avais 10 ans, je me rappelle du boudha d'émeraude (fait en jade) et de Ninia qui trouvait ça MAGNIFIQUE). Pis des buddhas, on en verra partout au cours du prochain mois!






En soirée, ce sera notre premier film au cinema depuis un long moment. Et comme Alex me l'Avait bien dit, on n'oublie pas de se lever et de chanter en l'honneur du Roi avant la représentation...

Après 5 jours à Bangkok, on se dirigeait maintenant vers notre prochaine aventure... Sangkhlaburi et le refuge pour chien... À suivre!


mercredi 16 décembre 2015

Il était une fois des touristes en Inde (Inde 2 de ...)


Il était une fois, dans un train indien de nuit assis, bondé et oú on se pelait les miches (copyright Camille Filleux), deux Québécois mécontents. L'un se demandait qu'est-ce qu'on faisait dans ce pays-là; l'autre essayait d'arrêter de réfléchir en espérant que ça se termine bientôt. 

Ils étaient enrhumés, avaient eu la chair de poule toute la nuit et l'inflammation de ses sinus à elle lui causait d'horribles maux de dents... 
Bref, Ce n'était pas un bon moment.

6 heures de torture plus tard, enfin arrivés à la station de train à Jaisalmer (4h30am), évidemment, leur taxi promis ne les attendait pas comme prévu. Alors encore debutants dans ce pays inconnu, ils attendent avec espoir. Une heure passa. Après avoir refusé une cinquantaine d'offres de chauffeurs agressants, ils se résignent enfin et hissent leurs fesses gelées dans un rickshaw pour arriver à leur hotel,... Qui n'avait évidemment pas de chambre pour eux avant 10h! 

Après la proposition très intéressante du commis d'aller s'asseoir sur le roof top en attendant (Y fait 0 degrés, ils ont 5h à attendre et n'ont pas encore dormi...) ils se glissent dans le Hall d'entrée pour s'endormir d'épuisement sur les divans d'accueil parmi les employés de l'hôtel.

Comprenez que c'est pas si spécial que de dormir sur ces divans en Inde: dans tous les hôtels, le staff dort par terre et les plus anciens ont généralement droit aux divans. 

Après quelques heures de sommeil fréquemment interrompu, ils ont quand même réussi à aller prendre une douche froide et un petit dej avant de se dépêcher à se préparer pour joindre une sortie en chameau qui avait lieu le soir même. Ils auraient bien voulu la prendre le lendemain pour se reposer, mais il n'y avait pas d'autres participants le jour suivant et... Comme ils venaient de passer une semaine en solo dans le désert, les interactions sociales leur manquaient un peu! 

Les Québécois avaient l'impression que leur prise de décision était déficiente depuis leur arrivée dans le pays de Gandhi... mais celle-là, au moins, ils ne l'ont pas regrettée! Enfin!

Après une randonnée de chameau correcte...



Et un coucher de soleil qu'ils connaissaient bien déjà (le soleil devient rouge vif 30 minutes avant de se coucher et.... Il disparaît aussitôt dans un nuage de pollution)....


Ils ont eu une très belle soirée au campement; une soirée qui leur a redonné l'énergie qui commençait à s'estomper dans ce pays si difficile à aimer et qui leur a permis de faire un peu d'auto-dérision.

Après un de leurs meilleurs repas indien, thali special Rajasthan, ils ont passé la soirée avec d'autres jeunes voyageurs qui, comme eux, avaient subi  d'horribles mésaventures depuis leur arrivée en Inde.
Ils ont échangé, entre autres, leurs histoires sur les différentes techniques de manipulation utilisées par les indiens et sur les déductions impossibles faites par leurs cerveaux fatigués.


Ils ont pu rire un bon coup et surtout trouver des partenaires de voyage pour la suite: Pablo le chilien;


Fabien et Christy les français; 


Et le plus chanceux de tous, Romain, le franco-rimouskois. Un backpacker aguerri qui a fait du voyage un mode de vie et qui part à la découverte des pays les moins connus plusieurs mois par année. 


Lui, Après son arrivée en Inde et sa mésaventure; une fois qu'il s'était résigné à accepter l'offre indécente d'une agence de voyage, découragé et fatigué de sa journée dans les avions et aéroports; qu'il n'avait pas d'hôtel et qu'il était passé minuit....celui qui l'a fourré lui a dit - après qu'il ait payé ce qu'il croyait être son voyage avec des trains en 4e classe (la pire de toutes) - "you know what? I like you my friend. I Will get you a car and a private driver at no extra charge!"
 Oh ben t-a-b-a-r-n-a-k. C'est à ce moment que Romain a compris l'ampleur  de la crosse... Mais jusque là, il faut comprendre que tout ça, ça faisait du sens! Il faut le vivre pour comprendre que c'est sensé je suppose...

Enfin.
Morale de cette section? Quand on se compare, on se console. 

Les Québécois continuèrent donc leur chemin à travers le Nord de l'Inde, le cœur un peu moins gros...


Mais d'autres rencontres sur leur chemin leur ont redonné un nouvelle lueur d'espoir! Alors qu'ils croyaient n'avoir aucun recours, une bande de frères répondant tous au prénom de Raj en charge d'un commerce familial a décidé de leur expliquer les recours auxquels ils ont droit...


Malgré un très mince espoir, ils entament donc des démarches pour obtenir justice! Ils multiplient les appels au patron de la compagnie qui les a floués et se rendent au poste de police pour obtenir plus d'informations sur leurs droits...
Ils se disent que même s'ils n'obtiennent rien, ils auront au moins gagné cette expérience... Qui devient une quête! Mikael essuie d'abord plusieurs promesses vides, mais après leurs recherches sur le coût du service qu'ils ont obtenu, Jessica place un dernier appel à M. Mukesh, déterminée. Après de nombreux arguments et quelques menaces... M. Mukesh apprendra qu'il y a pas ben ben plus convainquant qu'une femme frustrée dans son SPM.


C'est ainsi qu'ils gagnèrent leur bataille.

The End.

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N.B.
Certaines informations sont tues dans ce texte pour 2 raisons:
1- Préserver l'honneur de Romain
2- Mikael compte les travailler pour les intégrer à son futur show d'humour (Homa fait rire - preparez-vous). Il compte aussi traiter d'Audrey-Maude dans la Civic (pas sûre que ton honneur sera sauf ;); des personnes qui sont ben habituées au piquant et l'épopée des 3 vaccins (son honneur à lui non plus d'ailleurs).