vendredi 2 mars 2018

Nicara-guapo: sur la plage, parmi les volcans, dans les villes ou dans les îles!


C'est une journée entière que ça nous a pris pour atteindre enfin le Nicaragua, après la traversée de 3 frontières semi-recommandées sans encombres. Sacrilège, direz vous, de passer par dessus le Honduras (NOT) et les plages sublimes du Salvador, mais avec 2 semaines seulement avant la rencontre avec Papa à San José: pas le temps de niaiser: on va direct à Léon!



Mes souvenirs du Nicaragua étaient plutôt flous, 10 ans après mon passage dans ce pays, mais j'ai eu tôt fait de me remettre dans le bain avec la découverte de Leon, le berceau de la révolution Sandiniste, accompagnée d'une grande assiette de gallo pinto (traditionnel mélange de riz blanc/fèves noires dont le peuple n'est pas qu'un peu fier).


On en a profité pour faire l'ascension  (mais surtout la descente) du Cerro Negro, un volcan noir recouvert de cendres qui se démarque parmi les sommets verdoyants d'une chaîne de volcans inactifs qui traverse le pays. Après la montée d'une heure, fermez la bouche parce que la descente se fait en une minute à bord d'une luge de bois!


Après une journée de vacances à la Laguna de Apoyo (un cratère volcanique qui forme le plus beau et chaud lac d'eau douce du Nicaragua - au cours de laquelle une vague m'a fait chavirer de mon kayak), on se dirigeait vers Granada pour jouer un peu au Frisbee, mais surtout braver le volcan Mombacho qui surplombe le lac Nicaragua. On y a aperçu notre premier paresseux, mais il nous faudra être un peu plus patients pour voir des hordes de singes hurleurs abrités dans les jungles d'Amérique centrale.


Prochain arrêt: la côte! Notre choix s'est arrêté sur les plages moins défrichées de Guasacate à Popoyo pour faire un peu de surf, avant de nous rendre sur l'île d'Ometepe pour profiter de la liberté de se déplacer en scooter dans un décor sauvage, à travers villages et cascades.

Et HOP, 2 semaines déjà! On s'attelle et on se rend au Costa Rica!

mercredi 14 février 2018

Guatébuena



Le Guatemala nous a conquis dès notre arrivée dans le Peten, où on s'est rassasiés des saveurs locales (du riz et des fèves noires, on n'a pas fini d'en voir!) en route vers Flores.



Après la traversée  du sentier de 500m pour se rendre sur l'île, on commence à apercevoir les maisons multicolores qui s'alignent le long des ruelles circulaires et on entend les pétards exploser à travers le son des tambours et des trompettes: aujourd'hui est jour de fête!

On a testé les spécialités guatémaltèques le long des ruelles et ces fameuses tostadas au guacamole avec légumes râpés deviendront notre snack quotidien!

Pinterest

On n'est pas venus au Guatemala pour la street food par contre (on aurait été bien déçus!): le clou du spectacle était la cité maya de Tikal, des temples de 2700 ans construits à travers la jungle dense et humide au nord du pays. 



Un réveil à 4h du matin nous permet de voir les temples à travers le brouillard matinal et de déjeuner au sommet du temple 2. On a l'impression que des événements bien importants ont eu lieu dans la Gran Plaza et on imagine tout le sang qui a coulé sur la place des sacrifices, mais ce que j'aime, surtout, c'est de voir un fourmilier se balader à travers les temples comme si c'était chez lui, ou des singes araignées suspendus au dessus de nos têtes . Ce qui m'impressionne le plus, c'est de voir comment la nature tente de se réapproprier ces constructions humaines abandonnées, tout comme elle le fait à Angkor en pénétrant la pierre impuissante de ses racines massives.

La prochaine merveille du Guatemala sera Semuc Champey: une série de bassins turquoises sculptés dans un canyon niché entre les montagnes. 



Ce bijou n'est accessible qu'aux plus convaincus puisqu'il ne sera atteint qu'après une dizaine d'heures du bus à travers des routes de montagne sinueuses, mais on y découvre un village maya charmant, alliant tourisme et vie traditionnelle; montagnes et rivières.


 Après notre exploration des grottes Ka'an Ba éclairées à la chandelle et une balade de 9km à travers les plantations de cacao et de café, on dénichera nos premières CHOCOBANANO: sans contredit notre meilleure découverte du voyage (des bananes glacées enfoncées sur un morceau de bambou, trempées dans un chocolat fondant et recouvertes d'arachides).


On s'est ensuite dirigés vers le Lago de Atitlan: un cratère devenu lac entouré de volcans et de petits villages ayant chacun une personnalité bien distincte. 


On a établi notre base à San Marcos, distinguée comme le "yoga hippie", et on en a profité pour peaufiner nos routines d'acroyoga, pour nous balader entre les villages et pour grimper le volcan San Pedro du haut de ses 3200 mètres, une aventure que nos jambes de rappelleront pour la semaine à venir.


Après un détour par Guatemala City pour jouer un tournoi d'ultimate, on s'est arrêtés à Antigua, une ville coloniale pittoresque aux façades multicolores et aux points de vue fantastiques. 


Ce séjour n'aurait pas été complet sans l'ascension de l'Acatenango, un monstre de 3800 m du haut duquel on a une vue fantastique sur son voisin, le volcan encore actif Fuego qui crache lave et cendres sans arrêt. 


Mauvais timing pour notre excursion de 2 jours alors que la tête du volcan s'est blottie dans les nuages. On entendait bien les grondements sortir des entrailles de la terre et, au moins, quelques éclaircies au courant de la nuit nous offriront une belle vue sur les explosions de Fuego, mais la vue du sommet ne sera pas notre highlight du voyage, c'est certain!


En somme, le Guatemala: on recommande. Que ce soit pour un voyage d'aventure qui allie randonnées sur les plus hauts sommets d'Amérique centrale et vélo de montagne, pour une retraite spirituelle autour des lagunes ou pour une expérience culturelle à travers les villes coloniales, les ruines et la tradition maya: le Guatemala a tout pour plaire. 



À savoir toutefois:
- il fait moins chaud qu'on pense, dans les régions montagneuses;
- un café, ça se boit bien sucré;
- dans un sandwich, on met des nouilles;
- dans les régions moins touristiques ou surveillées; on se fera mettre en garde contre des "ladrones" maléfiques armés de leur machette;
- faites-vous des réserves de 1 quetzal pour accepter toutes ces offres de chocofrutas.

dimanche 28 janvier 2018

De la playa a las ruinas


Une fois, on était au Québec et il faisait -30 degrés. Le lendemain, on était 6000 km au sud. Fiou.



L'aventure latinaméricaine a débuté dans une station balnéaire mexicaine: Cancun. On y a découvert une fausse ville faite d'hôtels luxueux en bordure de la mer des Caraïbes. Ce fut donc une entrée en la matière toute en douceur, alors qu'on entendait du Québécois en stéréo et que toutes les grandes chaînes d'hôtels et de restauration américaines s'alternaient à perte de vue.

Sauve qui peut.



Maiiiiis non, on y a découvert des plages sublimes et on s'est fait accompagnés par un garde du corps pour découvrir des ruines secrètes entre deux hôtels-châteaux. Je dois aussi avouer que la cuisine mexicaine m'avait conquise d'avance... 



Prochain arrêt: les ruines enchanteresses de Tulum, la seule cité maya qui se trouve en bordure de mer. Le site se trouve aujourd'hui occupé par une colonie d'iguanes géants qui contribue au surréel de l'endroit.



On avait hâte de visiter la 2ème plus grande barrière de corail au monde qui se trouve dans la mer des Caraïbes alors on s'est dépêchés vers les îles du Belize, au prix d'une longue journée de collectivos: des minibus et autobus maquillés, toujours surpeuplés et dont le fonctionnement défie tout bon sens. Après quelques heures, on a réussi à atteindre la frontière où on soupçonne un douanier mexicain d'avoir essayé de nous berner... mais qui, découragé, nous a finalement laissés filer au bout d'une heure sans nous avoir fait payer une supposée taxe de sortie salée - et sans avoir étampé notre passeport en conséquence. Au diable: les Belizeens nous ont accueilli à bras ouverts! Après quelques transferts et 5h de bus supplémentaires on arrivait enfin dans la capitale ou on s'est empressés de se diriger vers le port de bateaux publics pour les îles, qui verrait bientôt le dernier traversier de la journée quitter pour Caye Caulker, notre destination finale. Mik est devenu parano après qu'on ait reçu plusieurs mises en garde sur le danger des environs lors de notre marche de 700m en plein jour dans les rues bondées de Belize City. Eh oui, bienvenue en Amérique centrale! Après ça, pas question de s'arrêter à une banque pour retirer quelques dollars Belizeens sous le regard malveillant des badauds: tant pis, on utilisera nos réserves de dollars américains durant notre séjour!


Le détour par les îles aura valu la peine: bien qu'on a encore manqué les raies Manta et les requins baleines, on a pu nager avec d'autres sortes de raies, requins et tortues, voir une multitude de coraux et de poissons, observer des homards et des anguilles menaçantes, en plus de nous faufiler dans des grottes de la réserve marine Hol Chan.



En route vers le Guatemala, on a fait un arrêt à San Ignacio, à l'ouest du pays, pour voir un pan plus traditionnel de la vie typique Belizéenne. Ce village n'a pas déçu, avec ses habitants sympathiques, son marché vivant et des ruines complètement désertes à travers les collines.



Bientôt, on vous parlera de notre amour pour le Guatemala.

lundi 8 janvier 2018

Point de départ: Mexique - Direction: Sud

Credit photo: Fx

"Avez vous hâte? Avez vous l'impression que, enfin, vous retournez à votre vie normale à la maison, un peu comme on a hâte de retourner dans nos affaires après avoir visité toute la famille pendant la semaine de Noël?"

Marie-Ève se questionnait sur nos émotions, en route vers l'aéroport.
Ça m'a fait réaliser que... EH QUE NON, je n'ai pas l'impression de retourner dans mes vieilles pantoufles. C'est épeurant un peu, encore. Ben oui, malgré qu'on s'était déjà départis de nos "grandes responsabilités" en août 2015, j'avais encore l'impression de me jeter dans le vide. On peut voir cette aventure sous plusieurs angles. D'un côté, on repousse notre carrière (si une telle chose est encore envisageable), on fragmente nos amitiés, on s'éloigne de nos familles et on saigne nos épargnes.

Et là, en pensant au pire, je me suis imaginée au seul et unique moment ou j'ai maudit cette idée d'avoir tout quitté, alors que j'avais perdu mes repères, larmoyante dans mon bunker sombre de ce train Indien au trajet interminable.
Une fois. Une seule fois en 741 jours d'aventure.
(Les autres moments difficiles ne m'ont jamais fait regretter; ils m'inspiraient plutôt à me réorienter; changer de rythme ou changer de pays)



Je retiens surtout cette tranquillité d'esprit en filant à vive allure entre les rizières ou ce sentiment d'accomplissement pour des petits riens comme réussir à atteindre la bonne destination en transport en commun après en avoir douté des heures durant.

Je pensais apprendre vingt nouvelles langues. Je voulais goûter cent nouveaux mets. Je souhaitais voir mille nouveaux paysages et je cherchais à sentir un million de nouvelles odeurs...
Je me suis laissée enivrer par des montagnes d'épices dans un marché turc et par la fumée d'encens bouddhiste dans le nord de l'Inde ;
Par des frangipanes balinaises le long des ruelles et par du parfum frais et humide de la jungle laotienne;
Par des épices fraîches ciselées dans un Pho vietnamien et par l'arôme du pain frais sortant tout chaud d'une boulangerie parisienne;
Par du houblon fermenté d'une bière belge et par du fumet délectable de coriandre, de gingembre, de citronnelle et de chili d'un curry thaïlandais.


Je me souviens de tout ça, mais également des effluves provenant des montagnes de détritus en flammes le long des rails en Inde ou de la puanteur du marché de poisson philippin;
Des centaines d'étals de viande crue d'Athènes ou de l'odeur de dépotoir noyé d'un canal traversant Bangkok;
De la fumée émanant des barbecues servant à déshydrater les calmars au Cambodge ou des relents d'égouts le long des trottoirs malais.

Je veux encore voir, savoir, entendre, humer et goûter l'inconnu, mais on a senti qu'il était temps de faire un retour au bercail. Et là, la "vraie vie" résonnait soudainement comme un immense défi: Trouver une bonne job, choisir où habiter, savoir raconter nos expériences avec justesse, dénicher un logement, démontrer de l'enthousiasme face aux questions posées cent fois, s'habituer à une nouvelle routine, gérer les relations avec la famille et les amis, essayer de conserver les bonnes habitudes acquises et tenter de devenir la personne à laquelle on avait rêvé à travers tous ces moments d'introspection.



Je m'y faisais, à mon rythme, mais... le problème avec la curiosité, c'est qu'elle est stimulée sans arrêt et qu'on désire constamment la satisfaire.

L'inconnu a un pouvoir d'attraction indéniable qui supplante encore mon besoin de sécurité.

Alors...

On est repartis.

Avec plus d'affection que jamais pour ce qui m'attends au pays, mais pas encore prête à renoncer à ce qui m'appelle ailleurs.


jeudi 23 novembre 2017

3 raisons d'aller à Séoul

Lonely planet

Une fois, on était aux Philippines, en chemin vers le Québec pis on s'est dit: " Heye, est-ce qu'on fait un p'tit détour par Séoul "?

Accordé: c'est pas vraiment ça qui s'est passé, mais c'est tout comme: un vol de la capitale Coréenne nous permettait d'épargner quelques centaines de dollars et c'était suffisant pour nous convaincre: c'est bien assez pour nous offrir tout ce qu'on désire dans le décor surprenant de la fameuse KPOP, si populaire en Asie!

Finalement, qui l'eut cru: on serait restés bieeeeen plus longtemps en Corée du Sud! 
Voici 3 raisons qui en font une destination incomparable.

1. Pour exciter vos yeux et vos papilles


De la cuisine coréenne, on connaissait le chou fermenté qu'on appelle kimchi. Fin.
Ce serait plutôt réducteur que de rabaisser leur culture culinaire à ce fameux chou vieilli, parce que leurs tables se transforment en célébrations et sont recouvertes de banquets miniatures à l'heure du repas, alors qu'on est submergés de mignonnes assiettes débordantes d'aliments méconnaissables. 

Pour nous, végétariens, ce n'était pas toujours le moment le plus rassurant de notre journée, spécialement quand on nous promettait qu'une assiette de petits poissons dans l'huile était "without meat or fish; only vegetables ", mais on aura compris plus tard que l'anglais n'était pas trop répandu par là (Oui, assez surprenant pour l'un des principaux centres économiques au monde! (Wikipedia)). C'est donc avec une traduction écrite de mes restrictions alimentaires que je mettais les pieds dans tous les restaurants, ou j'étais souvent fixée avec une mine déconfite qui me faisait signe que NON, ÇA N'EXISTE PAS DES REPAS QUI NE SONT PAS CUITS DANS LE JUS DE POISSON,...

... sauf la fois ou la dame m'a dit OK avec un grand sourire. Quand je l'ai vue sortir des dizaines de légumes de son frigo, je me suis dit: " Enfin, elle a compris, ce sera dééééélicieux ". C'est 10 minutes plus tard, quand elle m'a amené une assiette de crudités et un plat de mayonnaise que j'ai compris que j'aurai faim, dans ce pays.

Mais heye, on a aussi eu de belles expériences! On s'est régalés de condiments asiatiques marinés/ fermentés/ épicés/ acides/ sucrés; de pousses et germinations; de légumes et de nouilles, mais surtout, de tellement de nouvelles saveurs et odeurs des Bibimbap, des Gimbab et des Japchae - Ce n'est pas peu dire quand on a déjà passé un an en Asie!



 2. Pour expérimenter un mélange déroutant de religion, de technologie et de nature


Je ne peux pas trouver d'autres termes pour décrire mes émotions devant de si étranges combinaisons. Une ville de 25 millions d'habitants; à ce point développée et reconnue pour son centre technologique, mais qui rassemble un amalgame de temples et de monuments pouvant dater du 14e siècle. Bien que la ville a été gravement détruite à travers l'occupation japonaise et la guerre de Corée dans les années 1900, on tombe facilement sous le charme de ce mariage entre l'actuel et le spirituel, entourés de montagnes majestueuses qui imposent une tranquillité surnaturelle à la ville.




 Mikaël et moi avons profité des Seoul Bike pour nous rendre dans le quartier branché Gangnam, mais aussi dans le village culturel Hanok, le mont Namsan et vers les palais et les temples plus éloignés en longeant le fleuve Han.







Même fois le soleil couché, on n'est pas en reste! Ça vaut la peine de sortir voir les ruelles et les promenades s'animer; les temples s'illuminer et les jeunes sortir pour un chickn'n'beer ou un karaoké!



3. Le sauna Coréen. Attelez-vous.


Blogger

Croyez-moi: les Coréens n'ont rien à envier aux saunas finlandais! La santé et la relaxation semblent ancrés profondément dans leur culture et le sérieux de leurs jimjilbang en sont la preuve! Après une journée aux bains Siloam, considéré comme un des meilleurs saunas de Séoul: on ne voulait plus partir! L'expérience se déroule sur 5 étages qui comprennent une salle de muscu, un cinéma, un salon de coiffure, des tables de ping pong, des arcades, des dortoirs et un restaurant, mais aussi une dizaine de saunas aux propriétés variées. Après s'être vêtus d'un t-shirt et de shorts de coton gigantesques obligatoires, on peut entamer la journée par une sieste dans une cheminée de charbon avant de se coucher dans des perles de jade ou des cristaux de sel marin, rester ensuite 10 minutes dans une salle "d'oxygène" et terminer sa ronde dans un congélateur géant. De majestueuses salles recouvertes de matelas sont à disposition de ceux qui veulent faire un somme avant de reprendre leur "thérapie relaxante".

L'aventure se poursuit dans les bains unisexes au sous-sol. J'ai voulu aller jeter un coup d’œil pour savoir dans quoi j'allais me lancer, mais je me suis rapidement fait interceptée par une employés outrée qui m'a mimé qu'il était interdit de garder ses vêtements pour accéder au sous-sol. Elle m'a donnée une débarbouillette pour protéger ma pudeur si j'y tenais vraiment (en me mimant également comment m'y prendre, bien sur), parce que la légendaire pudeur asiatique, elle, n'existait plus dans ce lieux fort mystérieux... on découvre une scène surprenante qui s'apparente un peu à un immense Hammam turc: des tas de femmes nues qui se font frotter/frapper/masser tandis que d'autres s'affairent à s'asperger avec un bol à leur puits individuel et que les plus classiques alternent bains chauds aux différents arômes et bains nordiques.

C'était la clôture parfaite d'une expérience extraordinaire.
Bravo, Séoul.




mercredi 22 novembre 2017

Pilippinas



Voyager autour du monde pour une durée indéterminée comporte son lot de décisions monétaires. L'une que nous avons prise fut de prendre notre billet d'avion pour quitter le Vietnam à 22h au lieu de prendre le même vol que mon père le lendemain à 9h... Disons que la différence de 150$ par billet a pesé dans la balance. Par contre, ce fut la pire décision du voyage jusqu'à ce jour, mais il aurait été impossible de contrôler la suite des événements. Afin d'en savoir plus, si vous le souhaitez, je vous recommande en fin de texte de lire la plainte que j'ai faite à notre transporteur aérien, "Cebu Pacific" en annexe.

Mais les Philippines, est-ce vraiment fait pour nous? Est-ce que ce vol était une erreur de parcours ou si le tout était un avertissement? Rappelons-nous que les Philippines est un pays particulier composé de plus de 7000 iles avec de grandes distances entre toutes les destinations touristiques, des distances qui parfois nécessitent des choix de transport : l'avion, la minivan, le bateau, le bus, etc. Un vrai plaisir pour Jess qui a le mal des transports. 

La famille Estrada
Notre premier arrêt a été d'aller voir la famille élargie de Ninia, la famille Estrada à Bauan. Pour s'y rendre, Mer, notre chauffeur privé (beau-frère de Julien), a conduit plus de 5 heures depuis Manille. À notre arrivée, nous avons eu droit au festin philippin. Le lonely planet disait vrai lorsqu'il parlait de l'esprit familial de ce pays insulaire : les philippins savent recevoir et ils peuvent même s'endetter un an pour un seul souper. 



Après une visite à la maison que Ninia a construit au beau milieu des chèvres, chatons, cochons, chiens, etc., nous sommes retournés vers un amour de jeunesse, le "coconut grove", hôtel mythique que Julien et Mikael se rappelaient et ce même après 18 ans. 

Ensuite, ce fut le début des voyages car en une semaine, nous sommes demeurés seulement une fois dans la même ville pour 2 nuits, et nous avons même changé d'hôtel!

Vigan




Plus au Nord de Luzon, à 3 heures de route de San Fernando, se trouve la ville de Vigan, un joyaux des Philippines qui témoigne du passage des colons espagnols. Contrairement aux autres villes des Philippines, Vigan ne fut pas détruit par les japonais lors de leur retraite du pays à la fin de la seconde guerre mondial puisqu'en 1943, un général de l'armée japonaise s'établie à Vigan avec sa femme (une philippienne). Afin de protéger sa famille, le général passa un pacte avec le curé de la ville : la ville sera épargnée des flammes en échange de la protection de ma famille.




Activités
1- Les jeux de jet d'eau avec les fontaines qui giclent à tous les soirs;



2- Voir et faire de la poterie;
3- Musée du premier ministre philippin entre les années 195XXXX
4- Marcher dans les rues européennes



Baguio
Aux Philippines, il fait chaud, et une bonne façon d'y échapper est d'aller en hauteur. La ville de Baguio est une excellente destination afin de prendre de l'air frais. Avec ses nombreux cafés, ses multiples restaurants et son marché aux puces légendaires, un arrêt avant d'aller explorer les rizières du Nord est un must.



Les bons coups de Baguio
1- Le marché aux puces avec des deals à tomber par terre
2- Le café des ruines
3- Les cafés avec chansonniers

Moins bon coup
Une ride de cheval afin de se remémorer le passé (même tour qu'il y a 18 ans). Seul hic : tomber sur un étalon en période de rut qui veut à la fois se battre avec les autres chevaux pour prouver sa suprématie, et à la fois s'approcher des femelles afin de prouver ses talents de mari. Évidemment, c'est moi qui fut dessus pendant que Jessica et Julien maîtrisaient parfaitement leur monture respective à plus de 20 mètres de moi. La photo témoigne ce moment... mon "coach" qui surveillait le tout.



Sagada




Mais après les destinations touristiques que Julien nous proposait (Vigan, Bauan, Baguio), Il était temps de s'aventurer hors de la zone de confort et c'est à Sagada que notre amour pour les Philippines a pris forme.

Outre notre péripétie de voyage ou encore de trouver notre hôtel dans un "no where" qui stress encore Julien à ce jour, la beauté de Sagada est partout dans cette ville isolée aux richesses naturelles. 

Activités
1- Les deux grandes caves de la région et le lien qui les unies. À refaire, nous aurions opté pour "the connexion cave";



2- La randonnée de trois heures avec les sarcophages sur les falaises rocheuses et les nombreuses rivières et cavernes à traverser;



3- De l'escalade de roche de plus de 30 mètres à seulement 8 dollars par personnes pour 3 heures
4- Du canyoning et du rafting que malheureusement nous n'avons pas eu la chance d'essayer par manque de temps, mais le tout semblait bien organisé;
5- Des restaurants typiques ou encore des spécialités "locales" tout comme les crêpes aux bananes de la "yogourt house"


Puerto Princessa, île de Palawan




Après le départ de Julien, c'est à notre tour de prendre l'avion pour aller découvrir l'île la plus touristique du pays, Palawan. La porte d'entrée pour les backpackers est Puerto Princessa, une ville pitoyable à première vue mais qui comporte quelques richesses bien cachées. 

1- Restaurant végétarien Ima's avec ces plats de tout genre (mexicain miam) et son menu qui vous encourage à venir et revenir;
2- Un salon de massage à 5$ tout juste à côté qui fut notre meilleure massage depuis nos débuts;
3- La seule microbrasserie de toute l'île qui nous rappelle nos bières d'ici;
4- La ferme de crocodiles... Ou plutôt le moyen de transport, le Jeepney, qui nous permet d'atteindre la ferme sans difficulté puisque la ferme... Ouin. Une centaine de bébés crocodiles dans des bassins, 5 immenses crocos de plus de 4 mètres de long et finalement, l'unique chance de se faire prendre en photo avec un vrai crocs (surement dopé afin qu'il demeure immobile) et une dégustation de crocodiles... Et ils nous jurent que les bébés crocs sont présents seulement pour leur bien et leur sécurité... À voir.



El Nido, Palawan




Ce petit paradis côtier formé de 45 îles est un endroit très prisé par les touristes. À 5 heures au Nord de Puerto Princessa, cette ville vous offre plusieurs activités aquatiques ainsi que des randonnées et toujours un merveilleux paysage karstique.

1- Petit voyage de snorkeling + festin philippin


2- Randonnée à la chasse des cascades


Asian and Oceanian Ultimate and Guts Championship (AOUGC)
Pour terminer notre périple philippin, quoi de mieux que de participer au championnat asiatique et océanique avec les équipes Australiennes. Au final, notre performance ne passera pas à l'histoire, mais ce fut un plaisir fou que de retrouver tous les visages que nous avions connu par le passé : Martin et toute son équipe de la Malaisie, Jared du Cambodge, Keith de Singapour et plusieurs autres.


Prochain arrêt : Seoul

ANNEXE

Complain Cebu Pacific Air

Hi,

I would like to take time to inform you why yesterday, August 2nd, I took my first and last Cebu Pacific Air flight, from Ho Chi Minh City to Manila, flight 5J754.

Before departing
When we arrived at Ho Chi Minh airport, we had to wait before getting our boarding pass, pretty standard. I also knew that it will take more time than usual because the person at the counter had to verify if we have a ticket to leave the Philippines (Visa procedure).

So, when it was our turn, we showed to the girl our passport and fly out of Manila but she answered to us without a smile, questioning the validity of our ticket and asking where was our two names on the ticket... Which there was on. Just to inform here, it was not possible for us to get a better proof of our ticket because the check-in open only 14 days prior to our flight, and we are planning to stay a month in Philippines.

After that, she starts weighting our cabin bags. Even if it's the first time I see this in ALL the plane that I took since the last 2 years travelling the world, I totally understand Cebu Pacific to do so, because it's the rule (no more than 7kg and etc.). Sadly for us, on of our bags was over, so we needed to pay an extra fee of 28US$. But, here is the problem : the girls at the check-in counter couldn't take our money, we had to go 100m away, make the line, pay for our fees and then comeback to received our boarding pass. Here, Cebu Pacific, if you want to make money out of the people (by weighting all the bags), please make sure your customer service afterwards for payment is good. In Bali, with another company, we paid the extra fees at the counter.

What can Cebu Pacific does better : 
1- Workers that are employed for customer service should work for customers
2- Payment should be done at the counter

Stress concerning the takeoff
Arriving at our gate at 20:00 (gate 26, departure at 22:00), we sat down and relax as we always do. Unfortunately for us, Cebu Pacific change the gate 26->25. We acknowledge this at 21:20, so there was a stress... But, when we finally arrived to gate 25, the logo of Cebu Pacific was not even on the computer. So, it's 21:30, the flight is supposed to leave and 30 minutes and we don't know where it is. Finally, at 21:50, the logo Cebu appears on the screen + they write, at 21:50, that there will be a delay of 40 minutes, so the flight will leave at 22:40. Even if change of gate and time of departure are common in an airport (where are not blaming Cebu for that), their incapacity of informing their customers as soon as possible for a change is to me a problem of customer service.

What can Cebu Pacific does better : 
1- As soon as they know a change, make sure your customer are aware of it. Use the tools in the airport (computer, screens, microphone, etc.)

Stress for landing
The flight to Manila was one of the worst we had (turbulence), but this is not related to Cebu. But, on our approach to Manila, as soon as we got out of the clouds, the airplane, that was trying to land, reaccelerated and climb up fast. Reason : we don't know yet. As a customer, this is stressful. Plus, my girlfriend was starting to puke in the little bags and I knew I couldn't get help from the flight attendant because their were also sitting down. Finally, the captain tells us that we will try a second attempt of landing and if it doesn't work because of visibility and heavy rain, we are going to Clark.

After the second attempt, we take the direction of Clark International airport.

Here is the sketchy part : when we landed in Clark, around 3:20 am (our plan was to land in Manila at 1:45), the first thing the flight attendant said to us is : we have landed to Clark International, and then they started the audio tape of bla bla bla, thanks for flying with us. No information at all concerning what are the next steps, or even : where is Clark international airport?

After we stopped and people started standing up and be relieved of this nightmare flight, the flight attendant finally take the microphone and tells us that we are just refuelling before heading back to Manila, as this is the procedure and it was normal. WHAT! After all the stress that the customers have faced, you decided to tell us this at this moment!

After a moment, I stand up and bring the puke bag (remember my girlfriend is sick) to the back and the flight attendant take my bag and... That's it! No "would you like a glass of water", no "are you okay", just a casual thanks. I know that we are going back for another rough landing, so I know that my girlfriend can again be sick.

After 30 minutes, we finally leave Clark and landed in Manila at 4:30, and the worst part of it : we waited 10 minutes on one of the landing parking for ... Unknown reason, probably no space for us in the terminal. No space for us??? Aren't we 3 hours later than what we are supposed to be? Have we landed in a different airport before coming back to Manila? Isn't it too much to ask to receive a decent service in the thing that Cebu Pacific can control? Honestly, that is the worst service I have never received.

Again, what could Cebu Pacific does better : 
1- Inform your customer, specially in an unusual situation to relieve the passenger stress,
2- In case of a special situation, offer water or any other kind of gesture to keep the contact close with your passengers,
3- Please inform the airport that we are attending that the customer should be a priority since we are exhausted and find a way to buy yourself a pardon for the things you cannot control (weather, etc.).

Honestly, Cebu, this is the worst flight of my life and there is no chance that I fly back with you. You made mistake before departure, during the flight and at the end.