Ca nous est tous déjà arrivé un jour ou l'autre en voyage: ce moment ou, ô misère, on "tombe malade". Ca nous arrive d'attraper le rhume dès notre première journée a la plage; d'avoir le mal de mer au beau milieu d'une croisière; de faire une indigestion après un repas trop téméraire ou de réaliser qu'on fait un empoisonnement alimentaire a cause d'un jus de canne a sucre si rafraichissant... qu'on aurait du refuser!
Je me souviens de tout notre beau petit groupe de jeunes idéalistes de 15 ans à Cuba dans notre premier voyage d'aide humanitaire... Massicotte, Charlot, Camille et La Blais: on s'était tous retrouvés couchés dans notre dortoir... à vomir en canon!
Ou au retour de notre projet de coopération au Nicaragua avec Cossette, Clotilde, Cathy et tous les autres, alors que notre estomac était si mal en point depuis tellement longtemps qu'on avait toutes été porter un petit échantillon au CLSC pour s'assurer qu'on n'était pas infestés de parasites! Certains d'entre nous n'avaient pas pu attendre et avaient dû consulter directement dans des petites cliniques rurales au Nord de ce pays du tiers monde, ce qui n'est pas l'idéal! La turista était aussi sans merci: On arrêtait notre autobus au beau milieu de chemins dans le désert pour ceux qui n'étaient plus en mesure de se retenir, afin qu'ils se soulagent (plutôt qu'ils souffrent?) sous le regard amusé et compatissant de tout le groupe, à la merci des autres passants!
Ou alors en tournoi d'Ultimate à Boston, quand un-e coéquipier-e néglige l'importance de se couvrir, de s'hydrater et de se protéger du soleil au cours des 2 jours intenses et inadaptés que sont les compétitions de frisbee! On en a vu des sportifs tomber au combat! Sans rancune Gabanoune, Audrey, J-P, Gabanoune, Véro, Maryse, Gabanoune...
On entends aussi des histoires surprenantes au cours de notre voyage: un ami a complètement perdu conscience a table, alors qu'il mangeait son repas dans un resto en Inde! Et les quelques jours de martyr qui ont suivi n'étaient pas plus glorieux! Le cas d'empoisonnement alimentaire le plus sévère qu'on n'avait jamais entendu!... Cré l'Inde.
Le truc quand ça nous arrive, ces badlucks là, c'est qu'on avait souvent planifié beeeeenn des affaires et que souvent, le temps est limité! Que ce soit des visites culturelles, des randonnées en nature, lay-out pour la victoire ou de la relaxation au soleil sans obstacle: les plans sont chamboulés et on commence à ruminer: le voyage est gâché.
Par contre, dans un voyage à durée indéterminée comme le nôtre, le temps est souvent la variable la plus flexible... Alors quand j'ai attrapé une grippe musculaire qui m'a clouée au lit pendant 2 semaines à Kuching, c'est ben poche, mais c'était clairement pas la fin du monde. J'ai aussi survécu quand mon estomac s'est mis de la partie et que j'ai eu des haut-le-coeur à vue de n'importe quelle bouffe asiatique: m'éloigner de la salle de bain devenait une activité à haut-risque. Ce qui est dommage dans ces moments-là, c'est que tu peut pas te faire un bol de soupe Lipton à manger avec des biscuits soda. À la place, on nous offre du riz avec plein d'aliments frits non-identifiables nappés de sauces épicées... ce qui serait pleinement satisfaisant en d'autres occasions! Mais à la place, on va chercher pendant des heures de la bouffe occidentale réconfortante qui va nous couter 10 fois plus cher. Pis ça, quand, y'est question d'argent, on aime moins ça!
Dans mon cas, mes problèmes de sinus-visage-tête-dents causés d'abord par la plongée m'ont poussé à consulter un médecin en Thaïlande, puis ensuite un spécialiste en Malaisie pour finalement partir moi-même a la recherche de médicaments d'ordonnance sur une ile de 500 m2.
Finalement, quand notre corps semble vouloir se décomposer en voyage, ça nous apprend à mieux nous connaitre, à prévenir, à dédramatiser et à être plus débrouillards. Si c'est pas optimiste ça! Et j'écris tout ça alors que Mik est, à son tour, cloué au lit au beau milieu d'une journée ensoleillée en plein coeur du centre culturel de Bali en Indonésie: on fait avec et on s'adapte!
Côté prévention, ça nuira pas d'avoir une trousse à portée de main pour les problèmes lles plus fréquents. À part les classiques ibuprofène et immodium (à amener de la maison), je me suis munie de...
- Capsules de charbon à avaler quand notre estomac résiste à ce qu'on a ingéré;
- Tiger balm, à utiliser autant sur les muscles endoloris que comme vaporub pour la congestion;
- Spray décongestionnant et pastilles: pour les rhumes tout comme pour la plongée ou les chambres poussiéreuses qu'on peut s'offrir;
- Sels effervescents et de réhydratation; quoi que pour la réhydratation: le coke, le jus d'orange et l'eau de coco fraiche font très bien le travail.
- Morceaux de gingembre confit pour les transports tortueux à travers les montages et les voyages ballottants en mer... avec des gravol pour les déplacements plus rough!
C'est avantageux d'avoir tout ça déjà prêt si un malheur nous arrive en pleine nuit ou dans un village reculé, mais tout ça peut être trouvé dans n'importe quelle ville en Asie pour une fraction du prix, alors pas besoin de tout acheter en grande quantité avant le départ!
Le plus important, ce serait surtout d'avoir une assurance voyage qui couvre les activités qu'on compte faire! Nous, on a pris l'assurance d'April International qui couvre même l'escalade ou la plongée et d'autres activités plus risquées. On n'a pas eu d'accident assez grave pour en avoir sééééérieuuuusement besoin, mais avec mes visites dans les hôpitaux, c'est déjà 100$ que j'espère récupérer auprès de ma police d'assurance! Et avec 100$... je survie une bonne semaine supplémentaire en Asie!
Santé!








Vraiment intéressant et plein de vie,Bravo à vous pour ce partage et cette belle philosophie de vie.
RépondreSupprimerMerci Benoit,
Supprimeron doit également dire que nos hôtes chez qui l'on demeure sont fantastiques en général. D'ailleurs, si le luxe n'est pas de mise dans les homestay (1 ou 2 cafards en prime parfois dans les salles de bains), on doit dire que lorsqu'ils nous voient malades, ils accourent avec le thé ou une petite bouchée afin de nous aider. C'est pas la famille, mais on s'y approche!
Quoi... Tout ce que ca t'as coûté c'est 100$ de médecin et médicament Lolll? C'est pas si pire hein? Plus sérieusement, bon blogue... Je me reconnais pas mal dans tes histoires... Je ne suis pas fait fort en estomac, chaque voyage j'ai des inconforts intestinaux... Mais jamais assez sérieux pour me clouer sur place... Mais faut dire que je n'ai pas le temps d'être cloué sur place, contrairement à vous lolll. Trois quatre jours de riz blanc uniquement, ca replace un peu. Et après un mois de bouffe indienne, africaine, asiatique... Mausus que je les recherche les Mc Donalds... Mais sûrement pas toi hein!!!! Bonne guérison d'intestins et profitez bien de toutes vos activités
RépondreSupprimerMoi j'ai surtout eu des problèmes de rhume et grippe, mais c'est vrai que notre estomac est toujours prêt à répliquer! D'ailleurs, présentement, seulement la mention du plat typique Malaysien-Indonesien, le Nasi Goreng, lève le cœur à Mik! Mais on est chanceux d'être en Indonésie, on a accès à toutes sortes de salades, de pâtes et pizzas, de plats mexicains... Ca nous réconforte, pour faire changement!
SupprimerUn beau moment Chunky et quelle chorale commanditée par les maintenant méfiés verre de jus de canne!
RépondreSupprimerBonne continuation (Y'a tu juste moi qui trouve ce mot très 'mononcle'?)
La canne à sucre... On a ben beau la voir partout, je ne me suis plus jamais risqué: je ne suis pas passée par dessus ce traumatisme!
SupprimerLes pilules au charbon, y-a rien de tel!
RépondreSupprimerSuite aux pillules du charbon que tu nous as offert à Athènes, nous avons parcouru plusieurs kilomètres avec elles... et non seulement les pillules (que nous avons renouvelé notre stock), mais également une pâte à dents au charbon (bon pour le blanchissement des dents) une brosse à dent avec du charbon, du yogourt glacée au charbon (D-Tox)... bref, charbon is everywhere!
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