lundi 12 octobre 2015

Sur les traces du 3ème Reich

C'est par une journée sans soleil ni chaleur que nous sommes allés visiter l'ancien camp de concentration Sachsenhausen, tout près de Berlin.

Le premier camp de concentration de la région était apparu dès 1933, après la prise de pouvoir du parti national socialiste. C'est dans une ancienne brasserie Berliner Kindl (bière qu'on trouve encore partout à Berlin) qu'étaient emprisonnés les opposants au nouveau régime. 

Quelques années plus tard, en 1936, les nazis ouvraient Sachsenhausen pour y concentrer également les "gypsies", qui ne s'accordaient pas avec les valeurs sociales du parti; et les homosexuels, pour que la ville soit quand même présentable pour recevoir les jeux olympiques! 

Ce n'est qu'en 1938-39, qu'on y amenait aussi les juifs qui contribueraient à l'effort de guerre comme des esclaves et qui serviraient de rats de laboratoire pour faire avancer la science. L'Allemagne nazie serait donc un pays pur et une suprématie scientifique!

Sachsenhausen a accueilli plus de 200 000 prisonniers sont presque la moitié sont morts à l'intérieur de ses murs. A partir du milieu de la guerre, pour accélérer le processus d'extermination, on y a construit une chambre à gaz et un crématorium et on y a brûlé plus de 20 000 personnes: les juifs d'abord, qui, avec leur étoile jaune, étaient au bas de la hiérarchie des prisonniers, juste en dessous des homosexuels identifiés par une étoile rose. Les fondations de la station Z (la fin du parcours du prisonnier) sont toujours visibles.

A la fin de la guerre, après près de 60 millions de pertes humaines dont 6 millions de juifs, ce sont 17 000 survivants juifs qui se sont suicidés. La fin de la guerre, c'est aussi 110 000 berlinoises qui se sont faites violer par les alliés, victorieux. D'ailleurs, l'allemande chez qui nous restions nous a dit que sa grand mère n'a jamais voulu parler de cette période sombre, mais elle affirme que les américains étaient considérés comme les bons sauveurs. Elle dit que bientôt, cette période ne sera plus qu'un pan sombre de notre histoire puisque les personnes qui l'ont vécue se seront tous éteints...

C'est donc une sensation étrange que de se balader dans une ville comme Berlin, qui conserve de nombreuses cicatrices de son lourd passé, dont des monuments et édifices criblés de balles...

Meike, une joueuse dultimate employée par le parti vert allemand que nous avons rencontrée a eu la générosité de nous faire faire une visite guidée du Reichtag, le parlement berlinois, qui offre une vue 360• sur la ville. Selon elle, les allemands sont encore honteux de leur histoire et continuent de voter pour des partis politiques de centre, de peur de voir des extrémistes au pouvoir.

Elle se souvient du 9 novembre 1989, alors qu'elle avait entendu que le mur de Berlin venait d'être tombé: elle avait peur que sa maison soit envahie par les allemands de l'est qui fuyaient!

Malgré son lourd passé, Berlin est aujourd'hui une capitale européenne abordable, cosmopolite et alternative. Il y a des fractures partout: entre le vieux et le récent, le propre et le sale, le beau et le laid...


Pour nous, Berlin, ça a aussi été un tournoi de Frisbee génial avec les Red Eagles, Nico qui nous offre sa chambre dans le quartier hip Kreuzberg, les bons kebabs du Mustafas qui valaient le 40 minutes d'attente...
 notre première rencontre du voyage avec le "vrai froid" qui vient avec la pluie autour de 0•, une belle journée avec Cathy à l'ancien aéroport et dans un "vrai " Resto libanais...

... mais surtout une meilleure compréhension de l'histoire européenne. 





mardi 6 octobre 2015

La Lorraine et le "Luxe en Bourg"

"Les rencontres sont comme le vent. Certaines vous effleurent la peau, d'autres vous renversent".

N.B. Les photos sont sur Facebook... Désole, nous les avons supprimées trop tôt du téléphone.

La fin des vendanges s'est soldée par des rencontres qui déjà laissent des traces. Au cours de la dernière fin de semaine, nous sommes allés en Lorraine afin de voir du pays en plus de vivre le quotidien d'une famille qui habite Revémont, petit village de 100 habitants aux abords de la ville de Longuyon (5 000 habitants) et du Luxembourg. 

Dès notre arrivée, nous sentions que nous étions dans notre élément, et tout l'honneur revient à nos hôtes. Vendredi soir, 17h30, c'était le moment parfait pour vivre l'expérience "Apéro": dehors en famille (avec Nénette la chienne qui nous faisait penser à Pikée) sur la table de picknic, couché de soleil et petites bières à l'appui, il n'en fallu pas plus pour que des voisins (Alex et son fils Mathis) nous rejoignent. 

D'ailleurs, l'Apéro est définitivement un élément que nous désirons ramener au Québec. Le concept est fort simple : on se regroupe avant l'heure du souper et/ou diner et on prend un verre (ou deux) afin de discuter. Ce qui est de différent avec ce que nous faisons au Québec? La tradition ici est encrée (donc on a hâte à ce moment dans la journée, ça crée par le fait même une petite pause) mais surtout le repas n'est pas d'office, et donc il n'est pas nécessaire de toujours penser offrir le repas si on reçoit chez soi. Et d'ailleurs, toute la famille y participe (jeunes et moins jeunes). Sans entrer dans la nostalgie de nos 4 dernières années à Montréal, je dois dire que nos amis sont très généreux, et j'aimerais faire de ces Apéros un "must" auprès de ceux qui nous entourent... même les Sherbrookois seraient invités. D'ailleurs, la petite filleul  à Xavier (l'homme de la maison), avec ses 20 mois, me faisait penser à une version miniature de mes 2 filleuls et j'envie cette coutume d'Apéro. 

Par la suite, souper traditionnel de raclette française, vin et fromage, puis c'est l'heure de se reposer avant la journée de cuisine du lendemain!

Samedi matin, l'heure est aux chaudrons

En soirée, Geneviève reçoit des amis afin de fêter les 40emes de sa meilleure amie. Pour l'occasion, toute la famille s'attarde à la popote. Dès le matin, je quitte pour l'épicerie en compagnie de Valentin, l'un des 2 garçons de Geneviève avec qui nous avons fait les vendanges, et nous avons le malheur de rencontrer les moins bons côtés des gens à 10h du matin (des saoulons qui chialent à l'épicerie concernant une file d'attente pour acheter... de la bière). Ah oui, les files d'attentes françaises. Laissez moi vous en parler quelque peu :

Au Québec, nous avons pour habitude d'aller à l'épicerie avec un sourire aux lèvres et notre petite liste dans notre poche lors de grosses commandes, ou encore pour s'éviter le fameux appel à la maison pour demander : "ouin, c'est quoi déjà que tu as besoin?... fait vécu en ce matin de samedi). Bien relaxe lors de notre arrivée, on se stationne, prend un panier et on se dirige vers les allées que nous faisons 2 fois le tour. Mais arrivée à la caisse, pour un québécois, c'est complètement le contraire qui se produit. On compte notre nombre de marchandise et on espère pouvoir être accepté à la caisse moins de 12 articles (d'ailleurs, qui s'est vu refusé son 15e article à cette caisse?), sinon on regarde lequel des caissiers semble le plus rapide, on compare les files en nombre de clients mais aussi en quantité d'articles et finalement, on se compare avec notre 2e option (avons-nous fait le bon choix?). En France, RIEN de tout ça ne se produit. Les gens, après avoir fait leur course, ils attendent sans broncher en file d'attente mais le pire est que les caissiers sont probablement les plus lents du monde, et ça, ça ne dérange personne. Ils se font remplacé dans des rushs, le nouveau compte sa caisse devant toi (pas avant bien sûre) et il s'assure de prendre tout le change qu'il a besoin pour son chiffre. Il prend ensuite le temps de te demander "comment allez-vous", "passez une bonne journée?", "la famille?" etc. Hey, je ne veux pas avoir une discussion avec toi, nous ne sommes même pas ami sur facebook. Passe mes articles le plus rapidement possible et enfin le mec derrière moi va arrêter de me souffler son haleine de cigarette dans mon nez... Bref, quelle aventure que de faire une file de 15 minutes à une caisse.

Revenons à notre samedi matin. Après les achats, on retourne à la maison et déjà Jess participe à l'élaboration du banquet qui sera magnifique à la fin. Ah oui, ding dong 12h30... C'est l'heure de l'apéro que je vous parlais. Direction Alex et Valérie pour bière-picon (picon = amer à l'orange), margarita et Ricard.

Après le drink, retour pour la fin de la préparation et ensuite, on se dirige à la ville suivante pour voir jouer les deux enfants de Geneviève, Valentin et Donovan, au handball. Pour Jess, c'était la première fois, mais pour moi, les expériences avec Charles, Maxime, Alex Pion, Geoff, Dave, Tapis, Théo, Laurence, Joelle, etc. m'ont bien servi à expliquer les stratégies à Jess et bien évidement, à porter un jugement sur le match. En avance 13-12 à la demie, l'équipe de Donovan et Valentin s'est écroulé en 2eme en étant trop prévisible dans leurs attaques, en écopant de fautes qui ont donné 5 tirs de pénalités mais surtout en neutralisant pas les meilleurs joueurs adverses au détriment de mauvaises couvertures sur les plus faibles (dont le coach adverse qui remplaçait quelques points malgré ses 70 ans et sa jambes fatigué. Personnellement, toutes les fois qu'il touchait au ballon sur l'aile, je l'aurais laissé tiré... mais bon, je ne suis plus entraineur! Résultat : défaite 22-19.

De retour à Revémont, l'ambiance n'était pas des plus à la fête suite à cette défaite et en l'attente de certains éléments clés de la fête (la fêtée!), mais la soirée s'est dynamisée au fur et à mesure et outre le fait que je n'étais pas dans mon assiette côté vino, le repas était grandiose. Honnêtement, quel beau travail d'équipe de la famille. C'était du luxe en bourg!

Parlant du Luxembourg

Le dimanche, nous avons pris les petites routes de la Lorraine pour se rendre au Luxembourg. Xavier, ayant déjà travailler au sein d'une compagnie oeuvrant dans ce pays, s'y connaissait beaucoup et il nous a même présenté quelques toits qu'il avait construit dans le centre-ville de Luxembourg-ville. Le Luxembourg, en trois mots, c'est propre, riche et tranquille. De plus, nous étions en plein dans le festival du bois, avec des démonstrations de coupes de bois à la scie, des élagueurs (comme le métier d'Alex Circé) qui vulgarisaient leur métier et des beaux chevaux qui tiraient les bios de bois. Bref, on se croyait en plein Québec!

Ce que nous avons préféré de la ville fut la grande vallée qui sépare le centre et d'où l''on peut voir des châteaux et autres vestiges d'un passé historique. Un beau coin de pays où passé un petit dimanche matin!

Pour terminer, nous avons roulé jusqu'à Remich, ville à la frontière de l'Allemagne, afin d'aller comparer le travail des tacherons qui cueillent les raisins qui fabriqueront le crémant (vin pétillant s'apparentant à du champagne mais qui ne peut avoir cette appellation par sa situation géographique) versus notre travail d'il y a deux semaines... Et nous devons admettre que les tacherons de la région de Remich ont l'avantage que le plus bas des raisins se trouvent à 40cm du sol par rapport à nous où les raisins pouvaient se trouver au sol. Bref, probable que les genoux de Jessica lui ferait moins mal si on avait cueilli là.  

Dimanche soir, retour à la maison, 17h30 sonne... Et oui, le temps de l'apéro avec le retour d'Alex et Mathis. J'en profite pour ouvrir une Orval (bière de belgique), jouer à des petits jeux (dooble, battle line et love letter) et souper familial. On conclue le tout avec une très belle discussion avec Pauline et Geneviève concernant leur train de vie, les aventures du passé et finalement une éternel reconnaissance qui pourrait un jour se solder par une pêche sur glace au Québec, qui sait...

Merci à toute la famille et amis de Revémont pour votre hospitalité!
P.S. Première expérience avec Blabla car (ou amigo express)
Afin de se rendre en Lorraine, nous avons pris Blabla car. J'en avais entendu parlé par Guylaine et Raynald l'an dernier et j'avais essayé avec Jessica en 2014 en Italie, mais sans téléphone, le tout est très compliqué. Cette année, François nous avait prêté un téléphone et donc nous avons testé ce moyen de transport. Pour se rendre en Lorraine, le coût était de 20 euros par personne, soit beaucoup moins cher que le train (103 euros pour les 2). Le service est impeccable, et c'était plaisant de pour la première fois vivre l'allure du traffic à 150 km... comme quoi Montréal-Sherbrooke ne serait plus si long si nos autorités nous permettaient à nous aussi ces vitesses. Il faut par contre avouer que le prix de l'essence n'est pas moins cher qu'au Québec, et donc plus tu vas vite, plus tu payes.

Ciao

mardi 29 septembre 2015

Paris en plein air - nos coups de coeur!

Par Jess - ouin, nos posts et photos à Mik et moi vont peut-être se recouper un peu, mais on a besoin de raconter les choses chacun à notre manière....

Après 2 semaines dans la ville lumière, on se sent déjà comme des locaux. On connait bien les 14 lignes de Metro, notre quartier, les temps et distances entre les points d'intérêts, les différents marchés et on se promène nonchalamment en trottinette sur le trottoir.

(Pourquoi en trottinette?
1- Paris est vraiiiiiiiment étendu. Nous qui avions l'habitude de découvrir les villes à pied, en se perdant dans les ruelles sinueuses n'aurions pas pu en faire autant à travers tout Paris...
2- Les rues sont tellement étroites qu'il est suicidaire de s'y balader en vélo: les voitures frôlent les cyclistes sans aucune gêne!)

Enfin, maintenant qu'on est des "locals", on peut se permettre de faire des suggestions aux futurs visiteurs de la capitale chez nos cousins...

Qu'est-ce qu'on a aimé?


  • Le quartier St-Michel tout près de la Seine pour s'y promener à l'heure du dîner (vers 20h-21h): les rues vivantes et envahies. C'est aussi les petites boutiques ethniques comme un confiseur libanais qui vend de délicieux cornets aux pistaches (yummmmmm) ou le spécialiste du falafel Maoz qui prépare un snack vite fait sur le pouce. C'est aussi les repas les moins chers de la ville (pas la grande gastronomie, mais un 3 services petit budget à 10-15 euros) et les happy hours abordables (5 euros la pinte-une aubaine pour Paris...).
  • L'Hôtel de Ville de Paris, juste de l'autre côté de la Seine: immense et magnifiquement illuminé en soirée, on y est passés alors qu'il y avait un concert en l'honneur des réfugiés: bonne musique, ambiance magique et vue majestueuse.
    Juste à côté, la Cathédrale Notre-Dame - immense et symétrique, avec de nombreuses statues nichées dans ses murs - vaut aussi le détour, en soirée.
  • La promenade plantée (ou la coulée verte) qui trône à 5 mètres au dessus des rues du 12e arrondissement. C'est une vieille voie ferrée désafectée réaménagée: le paradis des coureurs de la ville, c'est une oasis de paix et de verdure au coeur d'une ville pressée...
  • La tour Eiffel qui scintille de mille feux à chaque heure, une fois le soleil couché. Habituellement illuminé en sépia, on a eu la chance de la voir de couleur fuchsia en l'honneur du cancer du sein en sortant du métro, par hasard. On a décidé de rester pour voir ce qui se passera à l'heure, par curiosité... et on a pu contempler des jeux de lumière multicolores sur ses parois de métal imposantes, au son d'un opéra magnifique. Je ne sais pas à quelle fréquence ils font de tels événements, mais c'est définitivement enchanteur...
  • La Techno-parade: expérience sociale qui vaut le détour en septembre! des dizaines de chars allégoriques transportant DJs et fêtards durant tout un après-midi. Une musique techno enlevante et une foule malade mentale de 400 000 personnes qui envahit les plus belles places de la ville et les monuments centenaires, sautant au son de la musique sur les pauvres voitures se trouvant sur le chemin et sur les abribus chancelant de façon inquiétante, parfois habillés en animaux ou simplement en bedaine...
    De nombreux chars montraient leur souci environnemental en annonçant qu'ils roulaient au marc de raisin ou avec l'énergie solaire.
    Le meilleur DJ se trouvait sur la char #Modération, qui invite les jeunes à faire la fête sans consommer! Mais les bouteilles de bières jonchaient malgré tout le sol et Paris étant une ville propre, une dizaine de camions de nettoyage suivait le dernier char allégorique. Si bien qu'il n'y aura que très peu de vestiges de la fête quelques heures plus tard... sinon un mort qui est tombé d'un obélisque à la place de la République...
  • Le parc des Buttes-Chaumont: la colline des amoureux qui prennent l'apéro au soleil. Aussi joli à cause de son pont suspendu, son marais et ses grottes.
  • Les jardins de Bercy: outre le stade gigantesque entouré de gazon à la verticale et d'étranges personnages-statues, de beaux jardins thématiques (labyrinthe, roses, vignes...) et de petits étangs aux canards et tortues en font un autre oasis de tranquillité.

  • La cathédrale Sacré-Coeur de jour à Montmartre: immense et magnifique même si longtemps critiquée pour son style "indéfini" et sa symétrie imparfaite. Avec des expositions et histoires sur le catholicisme à travers le monde à l'intérieur, c'est aussi l'un des seuls lieux de culte ouvert de nuit pour les fidèles.
    En se dirigeant vers le mont, il y a aussi toute sorte d'escrocs qui prennent des paris de la part de touristes naifs qui croient pouvoir trouver une balle dans l'un des trois verres mélangés par ces magiciens... les pauvres... Et pour montrer aux touristes qu'ils ont des chances de gagner, ils distribuent les mises des malheureux à leurs comparses déguisés en touristes comme s'ils avaient, eux, bien suivi la balle et choisi le bon verre... enfin! ** Un "bof" à la vue depuis Montmartre sur la ville de Paris puisqu'on n'y voit que la tour Montparnasse au loin... Peut-être que ce panorama est meilleur de nuit!**
  • La baguette Tradition, qui n'est pas une baguette normale, mais d'"appellation contrôlée", parait-il... et bien différente de la baguette toute normale qu'on retrouve chez nous!
  • Le quartier de Belleville, vivant, tapissé de street art et offrant un beau panorama sur la ville...
    Panorama qu'on n'a pas encore vu, mais qui est au programme à notre prochaine visite dans quelques semaines!
  • Finalement, c'est bien beau Paris, mais c'est aussi qu'on et vraiment bien entourés: il y a les joueurs d'ultimate d'Iznogood: Alban, Khoa-vu, Vincent, François et les autres, qui n'ont pas hésité à nous accueillir dans les pratiques, à nous inviter à sortir ou à nous embarquer pour les entraînements. Non, ce ne sont pas les français froids et râleurs qu'on nous dépeint: nous avons rencontré des gens ouverts, chaleureux et généreux...

    Il y a la belle famille Lacombe-de Repentigny qui a tout partagé avec nous durant notre séjour - merci à Juliette pour son imagination, Arielle pour sa gentillesse et pour sa chambre; Flo pour ses discussions et Francois et Sonia pour toute leur œuvre;

    il y a la française qui s'est arrêtée en nous entendant parler pour nous dire que " LES CANADIENS, VOUS ÊTES LES MEILLEURS!!! "
    (Fin: je trouvais que ça finissait bien)

    PS. Mel. Maintenant que tu vas étudier, tu n'auras pas ben ben le choix de nous retrouver en Asie durant les fêtes.

Le nid de Paris

Comment visiter une grande ville en si peu de temps? Où trouver les meilleurs restaurants pour son budget et/ou les meilleurs endroits non touristique? Comment rentabiliser au maximum une expérience unique?

Pour la plupart d'entre nous, voyager implique souvent un stress de rentabilisation. On cherche le meilleur moyen de transport, les meilleurs prix, le meilleur restaurant rapport qualité/prix ou encore les meilleurs expériences encore inconnues du grand public. Rares sont les occasions d'y arriver par soi-même puisque inconnu du public, ces endroits ne sont pas toujours recensés. 

Au cours des derniers jours, Jessica et moi avons eu la chance de rester pendant 2 semaines chez ma marraine et sa famille, et je dois dire que ce fut une expérience incroyable pour nous. Je tiens à les remercier sincèrement, puisque ce séjour m'a appris à en connaitre beaucoup plus sur chacun d'eux, de découvrir des coins de la ville de Paris unique et également de partager des moments qui me donneront confiances pour la suite de notre voyage.



Connaitre l'esprit de famille
Dès notre arrivée chez eux, je dois dire que le tapis rouge nous a été déroulé. Arielle nous a offert sa grande chambre, le salon et les pièces nous ont toujours été accessibles et que dire de la cuisine que Jessica a appris à connaitre par coeur. 

D'ailleurs pour ceux qui se demandent à quoi peut ressembler un appartement de Paris à 5 min de la tour Eiffel, et bien nous avons 215 m2 d'espace libre, et une petite blague que François me racontait était que lors de l'installation d'internet, le formulaire proposait des choix concernant la grandeur du logement de Paris. Il y avait une case pour :

~ - de 10 m2
~ 10 à 25 m2
~ 25 à 50 m2
~ 50 m2 et +

Bref, j'espère simplement que nous étions assez discret dans cet espace de rêve. Concernant les activités familiales, nous avons jouer à quelques jeux de sociétés, partager une chasse aux trésors dans les métros de Paris, aller chercher les filles à leur école, marcher dans les rues de Paris et cuisiner quelques banquets familiaux. 


Découvrir des coins de la ville

François, qui se prépare pour le marathon d'Athènes, a accepté de nous faire découvrir la ville au rythme de course d'environ 1h-1h30, 3 fois semaine et souvent entre 6ham et 7h. C'est d'ailleurs avec fierté que je revenais de ces courses, par moment très fatigué surtout quand la veille Jess et moi jouions à l'ultimate jusqu'à 22h30... Comme quoi il me restait encore beaucoup d'énergie après les vendanges. Entre autre, nous avons vu la réplique de la statue de la liberté (celle de NY a été offert en 1886 par les Français qui en avaient fait cadeau aux américains en signe d'amitié pour célébrer les 100 ans de l'indépendance américaine), l'arc de Triomphe, la tour Eiffel, l'opéra, le Louvre, la seine, bois-de-boulogne, etc. Bref, courir le matin sans traffic et touristes est excellent pour le moral!


En plus, François, Sonia, les filles et nos (nouveaux) amis d'ultimate nous ont amené à marcher dans des coins de la ville unique, tel que le marais, l'église Sacré-Coeur 


mais surtout le 18e arrondissement entourant cette église et le 19e arrondissement (celui de Belleville) 


avec le parc des buttes chaumont qui possède un dénivelé à couper le souffle (pont suspendu, lac, grottes, etc.). 


En 2 semaines, Paris nous semble beaucoup plus que la simple ville lumière qui prend vie le soir!

Outre la course
En 2 semaines, Paris nous a dévoilé ses plus beaux recoins, activités et personnes. 

En si peu de temps, nous avons marché sous la tour Eiffel, 

pris une pause au côté du musée du Louvre, 

nous nous sommes promenés aux abords de la seine et fait des emplettes dans les petits marchés hebdomadaires et le fameux magasin décathlon (tous ça pour 106$! FX est déjà jaloux!), 

nous avons mangé du parisien, chinois, grec, tunisien, thaïlandais, streetfood etc.,  

nous nous sommes promenés en trottinette pour se rendre à la clinique de vaccination (qui est par ailleurs une aubaine par rapport au Québec), eu à aller pour la première fois à l'ambassade pour refaire mon passeport (qui passe date le 1 août 2016 mais qu'au Canada je me suis fait refuser le traitement de ce dernier puisqu'il me restait au moins 1 an de validité), joué à l'ultimate à maintes reprises (3 fois semaines), rencontré des personnes d'exception avec qui toutes nos activités 

tels que monter le mont Sacré-Coeur, se perdre dans Belleville, faire une promenade sur la seine ou se promener dans la techno parade 

n'auraient pas eu lieu par peur de devoir débourser trop d'argent pour la valeur de l'activité, découvrir 2 musées (gratuit, évidemment) et pour finalement se rendre compte que ouin... les musées ce n'est pas vraiment pour nous!

2 semaines à Paris chez la famille, c'est un luxe, et malgré le mauvais temps, pas une journée n'a été gaspiller à tourner en rond ou encore à blâmer mère nature. 


2 semaines, c'est faire le plein d'énergie afin de quitter un nid et partir vers de nouvelles aventures.



Nous vous laissons sur la Tour Eiffel en lumière en l'honneur de notre dernière soirée... Avant notre prochain retour. À suivre!

Au revoir Paris

dimanche 13 septembre 2015

Ya pas mieux qu'à la table d'un agriculteur


3 septembre 2015
Trop déçus. Les vendanges commencent alors qu'on est sur notre vol Barcelone Paris. 
La semaine dernière, Après nous être assurés de commencer après le 3 septembre auprès de la patrone, on nous a finalement informés que la chaleur et la sécheresse ont devancé la saison des vendanges de quelques jours...

Mais bon, une journée de travail de moins! On va survivre!

On se fait donc accueillir à la gare de Troyes par notre hôtesse, Nadège, en soirée. C'est près d'une heure de route qui nous permettra de rejoindre Polisy en Champagne, petit village qui semble  fantôme, entouré de terres viticoles magnifiques.
On sera 18 vendangeurs cette année et c'est un gros groupe enjoué qui nous attend en prenant l'apéro après une grosse journée de travail. La plupart des travailleurs habitent dans les habitations aménagées spécialement pour ces 8 jours de vendanges qui nous attendent.

Les vendanges, c'est d'abord un bel esprit de communauté ( pour ceux qui savent se mélanger: on a perdu deux effectifs au cours de la semaine )
Les vendanges, cest aussi de l'osti de travail agricole, les deux mains dans ´marde; la rosée glacée du matin (on a eu des matinées à 3 degrés),
 le soleil brutal de l'après midi; le dos déformé par les heures a se pencher, les cuisses pleines de bleus tellement tes muscles protestent d'être en position squat 8 heures par jour... (M'accroupir est dailleurs encore impossible malgré 4 jours de repos, on dirait que le cartilage de mes genoux a fondu). On se pensait tough avec nos tournois de Frisbee, mais ça n'a rien à voir! - sinon si cest Boston, que t'as 5 Games par jour, que tu joues tous les points, pis que ça dure 8 jours. La, tu devrais avoir aussi mal qu'après avoir fait des courses de vendanges pendant une semaine.

Alors oui: Pour nous, les vendanges, ça a aussi été des courses de coupe contre nos collègues (mik remporte la palme du cueilleur le plus rapide... Ça en est même devenu une blague: tout le monde voulait tenter "l'expérience" de cueillir avec lui - a l'entendre grogner et souffler d'épuisement a chaque coup de sécateur, mais aussi à arriver à finir les rangs de vignes interminables alors que tous les autres n'en sont qu'à la moitié...

Les vendanges, c'est se lever a 7h le matin pour déjeuner et c'est prendre un cristi de gros "casse-croûte" a la pause matinale pour enfiler des baguettes de pain, des tonnes de saucissons et de pâtés différents, de l'eau aromatisée à la menthe et des palettes de chocolat. 
Les vendanges, c'est aussi un énorme dîner qui nous attend aussitôt qu'on arrive à la maison, avec du vin à volonté et du fromage avant le dessert (pas qu'un peu de fromage,  même).
Les vendanges, cest s'empiler a 12 dans une camionnette pour se rendre au champs de bataille, les yeux dans la graisse de bine, pendant que la moitié du monde charge des munitions ( prépare ses cigarettes pour la journée- on est en France quand même).

Les vendanges, cest ce sentiment de liberté quand sonne 17h30 et que tu choisis de retourner à la maison à pied ou en courant, avec le sentiment du devoir accompli et une petite toune de Jack Johnson en background. 
C'est-ti ça le bonheur?

Les vendanges, pour nous, c'est aussi s'improviser en yoga master pour initier le groupe de cueilleurs (yoga qui, au fil de la semaine, s'est transformé en séances d'étirements de plus en plus courtes, mais qui demeuraient indispensables à notre bon fonctionnement mental pour sortir de la routine classique manger-travailler-manger-travailler-boire-manger-travailler-boire-boire&manger-dormir (classique, quoi?))

Une fois rentré...
Pas de niaisage icitte: l'apéro, c'est bouteille de champagne par dessus bouteille de Champagne, jour après jour!
J'ai d'ailleurs excellé à l'art du sabrage: je vous montrerai à mon retour! (http://youtu.be/Xw_ghxx5BQU)
En somme, les vendanges, c'est une maudite belle expérience, mais je comprends aujourd'hui les mises en garde de julien&Jen: " le premier jour, tu te demande c'est quoi ton problème d'avoir eu cette idée la. Le 2ème jour, tu prépare un peu tes bagages pour câlisser ton camp... Pis la, après le troisième jour, t'acceptes de souffrir jusqu'à la fin " ... j'ajouterais que le 3ème jour, cest le pire... Après avoir coupé le doigt a ton partenaire de coupe (et de l'avoir un peu saigné), après avoir eu des coupures sur chacun de tes doigts ( que tu dois panser et couvrir de scotch et de gants propres à chaque fois que tu retournes aux champs, sinon tous les raisins que tu coupes sont pleins de sang ( et ils ne sont pas lavés avant la presse pour la production du vin: je vous confirme avoir coloré de nombreuses grappes de raisin de mon sang par accident); quand tu ne peux plus t'asseoir normalement aux toilettes parce que tes jambes ne répondent plus (ça sentait SOLIDE le Tiger balm dans nos dortoirs: tu ne survis pas à la 3 e journée sans ça...), quand tu as des ampoules sur les doigts et que tu commence a sentir cette fameuse tendinite du vendangeur, tu de demandes pourquoi tu tinfliges cette punition...
Mais à la fin de la semaine, tu serais bien prêt à rester quelques jours de plus, juste pour le "trip"!
Inquiete toi pas maman, on a bien lavé nos doigts pour retourner à la civilisation, quoi que c'est impossible de faire disparaître la crasse qui a coloré notre peau pâle autour des ongles!! Mais on sait se défendre contre la racaille qui veut nous voler notre butin de vendangeur: On a toujours nos couteaux d'autodéfense pas loin! Dailleurs, aucun vol ni tentative à signaler pour l'instant, bien que Mik parseme l'Europe des biens qu'il oublie: un Frisbee, sa gourde, une camisole des worlds... Il affirme que cest stratégique, pour avoir moins lourd à porter dans son sac!

En définitive, Les vendanges, c'est aussi Geneviève, la mère spirituelle de Mik qui nous invite en Alsace, c'est la bande des trois tannants (Benoit, Florian, Tanguy) et Camille qu'on va retrouver à Paris, c'est Toan qui part à l'aventure en Argentine, c'est Steven qui est vendu à l'olympique de Marseille et c'est bien d'autres amitiés...

Adieu Champagne, tu vas nous manquer...

Mais pas tusuite, parce que vous devinerez oussé qu'on relax...?

Cest quand même une pas pire place.