dimanche 17 janvier 2016

Luang Prapang, Laos



Notre arrivée au Laos fut spectaculaire : 2 jours de bateau, en voguant paisiblement sur le Mekong. 


Le bateau est le moyen de transport le plus utilisé pour l'instant au Laos. Il faut dire qu'ils ont seulement 3,5 km de chemin de fer et que l'autobus dans lequel je vous écris ces lignes doit avoir toute qu'une suspension parce que le devant de l'autobus fait des sauts d'au moins 2 pieds de hauts par rapport à l'arrière par moment.

Entre Huai Xay et Luang Prapang, nous voyons la beauté du Laos avec ses forêts, ses montagnes et ses rivières. 


Pour nous, le Laos est synonyme de nature, et de toutes les activités de plein air qui en découlent...
Donc, pour être conséquent avec nos premières impressions, quoi de mieux que de marcher 7 km avec nos sacs entre le "port" de Luang Prapang et le centre-ville afin de trouver un logement, et ainsi sauver 40 000 kips  (1cad =5 000 kips environ). Ridicule, vous nous direz, que de marcher afin d'éviter de payer 8$, mais sachez que depuis l'Inde, nous sommes devenus des as à trouver les arnaques. D'ailleurs, après 150m de marche, les tuktuks voyaient bien qu'ils allaient perdre des clients, et ils nous ont offert la route pour 20 000 kips, que nous avons encore une fois déclinée!

Bien que Jess fut affecté par les mauvais côtés du Laos au départ, on a décidé de se donner une chance. Voici des exemples du côté obscur de ce pays : tout a un prix, c'est à dire les temples, le stationnement pour bicyclette, le sommet d'une montagne, une caverne, etc., clash entre laotiens travaillant pour les touristes versus les paysans, chauffeurs de tuktuk offrant toujours dans le même ordre "tuktuk", non, "something?"... (Pour les novices, something est la drogue que les laotiens offrent aux occidentaux, mais en plus d'être illégal, rares sont les histoires qui terminent bien suite à sa consommation), serveurs de bars avec facultés très affaiblies, etc.

Mais après tous ces commentaires plus négatifs, Luang Prapang, c'est tout de même une très belle ville. 


Inscrite à l'Unesco depuis 1995, cette petite ville de 75 000 habitants à une architecture qui s'apparente à un village de pêche avec toutes les maisons sur la grande route, toutes séparées l'une de l'autre et leur "quai" respectif avec leur bateau afin de se promener soit dans le Mekong ou encore dans la rivière Nam Khan.


Dans cette magnifique ville, les moines sont les rois. Au Laos, les familles ont pour habitude d'envoyer leurs enfants pratiquer le bouddhisme afin de parfaire leur éducation, et tandis que plusieurs jeunes retournent auprès de leur famille par la suite, certains deviennent des moines pour leur vie.


Luang Prapang, c'est aussi Utopia et la Beer Lao. Utopia c'est un bar qui a pour slogan : zen by day, groovy by night. Il est situé sur le bord de l'eau avec une vue incroyable, il y a la possibilité de pratiquer le Yoga aux petites heures du matins, de jouer a des jeux de société et au volleyball durant la journée puis de faire la fête en soirée, mais pas plus tard que 23h30 car le couvre-feu de Luang Prapang oblige les laotiens d'être chez eux pour la nuit!

Après une journée de repos avec l'ascension du mont Phu Si (20 000 kips/pers) qui offre une vue splendide, 


nous louons des vélos de ville avec "vitesses" (30 000 kips/velo) pour partir à l'aventure des chutes "Kuang Si Falls". 


En vous épargnant tous nos malheurs avec nos bicyclettes, on doit avouer que les 32km qui nous séparaient de notre hotel aux chutes (aller seulement) furent un pur bonheur pour nos cuisses, nos poumons et nos yeux. Nous avons passé par des champs de riz, 



de magnifiques temples sur le bord des routes et des champs verdâtres de cultures inconnues. Arrivée à destination, les chutes nous surprennent avant même de les avoir vu : on tombe sur un petit sanctuaire pour ours lune (moon bears) qui recueille des ours qui étaient capturés par des braconniers. 


Ces derniers recueillent la bile des ours pour les vendre aux produits pharmaceutiques. Lorsqu'ils ne produisent plus de bile, ils les tuent. Donc au Laos, prière de ne pas acheter de produits avec ce dernier ingrédient dedans!

Les chutes sont merveilleuses et c'est un devoir que de faire la route qui les séparent de Luang Prapang. 



Bien qu'il y ait un coût encore une fois (20 000 kips + 1 000 kips de parking de velo! par personne), le spectacle en vaut la peine. 


De plus, j'en ai profité pour faire une petite saucette après notre grande randonnée et notre petit lunch avant d'attaquer la route du retour.


Lors de notre première soirée, nous avons rencontré nos amis français de l'Inde, sans même s'être donné rendez-vous. 


Ceci peut vous aider à comprendre à quel point c'est petit comme ville. Ce souper fut très agréable et nous avons eu la chance d'en apprendre plus sur leur périple de l'Australie en minivan.

Tant qu'à donner des conseils, Luang Prapang est une ville très apaisante qui a un superbe marché immanquable où vous pourrez trouver tout plein d'articles fait à la main, mais surtout vous devez chercher l'allée des buffets très cheap (15 000 kips pour remplir un bol, 1 seul bol pour nous deux) qui permettent de goûter rapidement la nourriture laotienne (viandes en extra). 


Les massage laotiens se trouvent à 40 000 kips /heure et nous vous conseillons les hotels à faible budget qui sont relativement propres. Ça dépend toujours de vos critères, mais pour 9$ US, on avait tout le matériel nécessaire pour une bonne nuit alors que d'autres payaient 50$ US!

Prochaine ville, on se dirige vers Nong Khiaw au Nord, un petit village dernièrement accessible par autobus. 


Au menu : trek, tubing, climbing, kayak, etc. Pour s'y rendre, l'option la moins chère et la plus autonome est de se rendre à la station d'autobus au Nord (3 km de la ville) et de prendre l'autobus local (37 000 kips/pers) en comparaison avec 70 000 kips/pers en minivan. On s'y est évidemment rendus à pied pour se dégourdir un peu!


Khap jaïe laïï! (merci beaucoup en Lao!)




dimanche 3 janvier 2016

La vie dans le grand nord (thaïlandais)

Dans le nord de la Thaïlande, y'a pas à dire, on s'est amusés comme des petits fous.


De prime abord, on est envoûtés par la jungle dense et paisible parsemée de temples richement décorés qui nous entoure. Mais y'a plus! On se régale de nourriture saine et fraîche (des smoothies de fruits et légumes frais à 1-2$ à chaque coin de rue= yessssss, enfin), on peut jouer au Frisbee avec une belle gang, y'a des salons de massage Thai à chaque 10 pas (et à 7-8$ le massage d'une heure, on s'est pas gênés pour en profiter 4-6-8-10 fois)..... On y a aussi retrouvé Alex l'aventurier qu'on suivait sur son blog via Facebook (pour les intéressés : poetesansfrontieres.ca), mais qu'on avait très peu connu à cause du Frisbee sherbrookois il y a de nombreuses années. Enfin, lui et Gwendoline se sont joints à nous pour nos activités à Chiang Mai et, y'a pas à dire, ça fait toujours plaisir d'avoir des nouveaux copains avec qui partager nos aventures! (même l'aventure de négocier une amende avec des policiers qui ne parlent que Thai)


En pluuuuuus de tout ça, on avait l'esprit festif! (C'était un peu le temps des fêtes, aussi, alors on s'est fait des cadeaux!) On semble avoir décidé de faire tout ce qui nous passerait par la tête... 

C'est alors qu'on a pris un cours de cuisine thaï d'une journée (à recommander avec Tom Yum cooking school) oú on a appris à préparer tous nos plats préférés: pad thai,cashew chicken, tom Yum, spring rolls, papaya salad, Green & red curry avec le classique sticky coconut rice with mango. (Coût: 800 bahts chacun)




On a aussi eu notre première vraie expérience d'escalade en plein air (merci à Alex notre premier de cordée!) sur le site libre Crazy Horse. (Coût: 600 bahts chacun pour la location de l'équipement et 200 bahts pour un scooter).




On a aussi décidé d'enfourcher nos scooters pour aller à un site un peu secret appelé Amphoe Mae Taeng sans trop savoir à quoi s'attendre... Pour y découvrir le parc aquatique naturel le plus incroyable et le plus amusant du mooooooonde! On y a rit comme des gamins en montant et en descendant ces chutes antidérapantes tels des crabes!



Pis, tant qu'à faire des belles découvertes... Pourquoi pas! On a décidé de s'inscrire à un cours de massage thaïlandais d'une semaine pour....... Savoir comment faire des massages thaïs, c't'affaire! 



Un nouveau bagage d'expérience pas trop lourd, pour nous qui aimons voyager léger... (On recommande aussi Jangira traditionnel thaï massage pour la qualité de son enseignement; Coût: 3500 bahts chacun)

Après notre graduation (oui oui, on est maintenant des spécialistes), on s'est dirigés vers Pai, encore un peu plus au Nord (oú y fait probablement aussi froid qu'au Québec présentement: on dort avec toute notre suit de combines et nos bas de laine sous de nombreuses couvertures!)


En fait, Pai, c'est plutôt un village perdu dans les montagnes après 762 virages depuis Chiang Mai qui a été pris d'assault par plus d'hippies qu'il n'est possible de se l'imaginer. Bien sûr, le village a été un peu dénaturé par le tourisme, offrant une grande variété de restaurants occidentaux et de bars à cocktails avec chansonniers acoustiques proposant nos chansons américaines préférées ... 

(Le bar Easy qu'on a visité à chaque soir pour son ambiance et la qualité de la musique live qu'on y a trouvée, soir après soir.)

...Mais ce serait de mentir que de dire qu'on n'a pas apprécié, avec la rivière Pai qui nous accueillait chaque matin, les nombreuses chutes qui entourent le village, 


les sentiers en montagnes et le canyon, 


les rencontres avec les éléphants souriants; 


les rues piétonnes débordantes de kiosques, notre introduction à la meditation et le yoga au beau milieu des rizières...


Y'a pas à dire: Un mois en Thaïlande, ça passe un peu trop vite... On n'a même pas eu le temps d'aller expérimenter les îles légendaires au sud du pays! On se les garde pour une prochaine fois! Pour l'instant, c'est direction Laos avec 10h dans 3 autobus différents et 2 jours sur un slow Boat! Aaaaaaah, les transports en Asie!


samedi 2 janvier 2016

Jumeler voyage et bénévolat





S'impliquer auprès d'organisations locales est une bonne façon de se poser un peu en voyage tout en faisant de nouveaux apprentissages, que ce soit sur la culture d'un pays, sur des gens qui partagent les mêmes intérêts que nous oú sur des métiers qui nous étaient encore méconnus. C'est aussi une manière de voyager de façon plus responsable, en s'intégrant un peu mieux dans une communauté oú en mettant nos compétences et notre temps à profit. Malgré nos bonnes intentions, on sait que le bénévolat international a aussi des externalités négatives: est-ce qu'on vole un travail payant pour un membre de la communauté? Est-ce que mon aide ponctuelle sera bénéfique à long terme? Est-ce que mon départ créera plus de mal que de bien (le travail avec les enfants, par exemple, qui sont sans cesse abandonnés par les bénévoles auxquels ils s'attachent...)

Plusieurs programmes exigent une contribution financière, ce qui amene des interrogations supplémentaires: est-ce que mon argent sera utilisé à bon escient? Est-ce que j'encourage un nouveau marché en plein essor qui dénaturera l'idée même du volontariat?

Ma réponse à toutes ces questions a été de faire mes propres démarches pour trouver les opportunités qui correspondent à mes critères de touriste responsable. Pour ce faire, on s'était inscrits sur workaway.info: un site web qui permet le jumelage avec des organisations partout à travers le monde. Un abonnement de 2 ans pour 2 personnes m'a coûté 45 euros si je me souviens bien... 

J'avais la belle intention de m'impliquer à long terme, pour des mandats de 2-3 mois en Asie et en Amérique du Sud, mais... C'est difficile de faire de si grandes promesses quand on est sur la route! J'ai donc cherché des expériences d'une ou deux semaines pour commencer. 

Après avoir créé un profil de base, Je me suis d'abord familiarisée avec l'outil en cherchant des opportunités en Grèce. Un peu comme on cherche une vieille auto sur Kijiji, je parcourais les annonces en cherchant la perle rare... Alors en une journée, je n'avais fait que deux demandes parfaitement personnalisées chez des organisations parfaites; orientées vers la communauté et l'environnement, parfaitement situées, qui offrent logis et couvert......... Et j'ai ensuite attendu sans jamais avoir de réponse. J'ai recommencé les mes démarches quelques fois en obtenant quelques "sorry, We are full" oú "We are looking for long term stays" ou encore ".... (Bruit de criquet)..."

Au fil du temps, j'ai raffiné mes techniques de recherches d'hôtes couchsurfing et j'ai appliqué ma nouvelle expertise dans mes recherches workaway. Voici ma méthode qui est, pour l'instant, très efficace et qui porte fruit:
1- avoir un profil révélateur qui relate notre expérience, nos qualités et d'autres informations personnelles.
2- utiliser les filtres de recherche pour ne garder que les options qui peuvent nous intéresser
3- envoyer au moins 10-15 demandes avec un gabarit de message général (selon les filtres utilisés) et environ une phrase personnalisée en début de demande. Les personnes/ organisations avec seulement quelques commentaires positifs sont souvent des bons choix (mais pas le couchsurfers qui a déjà reçu 220 personnes, c'est un peu exagéré s'il en fait une profession)
4- recevoir rapidement entre 2 et 5 réponses positives et choisir la plus intéressante.

En 5 mois, on s'est impliqués dans 2 organisations et on va se rendre dans une troisième le mois prochain.

Voici comment ca se passe pour l'instant... 



Expérience #1: Aide ambiguë chez un propriétaire de guesthouse qui opère aussi un safari en chameau dans le désert du Rajasthan en Inde

Ca avait bien commencé: notre hôte nous recueille a l'hôtel et on va au marché ensemble pour emporter un peu de vivres et... on découvre un psssssiiiiii bibi chien (clairement destiné à une fin tragique si on se base sur l'allure de toutes les bêtes autour de nous en Inde). Notre hote nous propose de l'emmener avec nous pour en prendre soin dans le désert: aussitôt dit, aussitôt fait! On est sous le charme...

C'est aussi à ce moment là qu'on a appris qu'on irait dans le désert plutôt qu'à la guesthouse dans le village. Just go with it. 


À partir de la, on nous a amené dans un campement oú se trouvait une bénévole British, pis... On nous a laissés la!


On s'est retrouvés dans un campement avec nos tentes, notre dromadaire, nos bébés chèvres, notre famille du désert pis notre collègue étrange et insipide. Fak la, ben... On a creusé. Pis creusé. Notre mandat était d'amener l'énergie des panneaux solaires dans toutes les tentes... Pis d'autres choses indian style (définition: dont les instructions, l'objectif et la portée changent régulièrement, idéalement tout juste après que la tâche en question ait été terminée). 


Ce serait clairement exagérer que de dire qu'il n'y a pas eu de bon dans cette retraite... On a eu droit à des spectacles de musique et de danses indiennes spectaculaires (le genre de danse oú tu sautes sur de la vitre brisée, des clous et des sabres et oú jongler avec le feu est un prerequis);


On a aussi eu de beaux échanges avec la famille gênée en charge du camp, qui m'ont coiffée et tatouée au henné, nous ont fait rider notre beau dromadaire et nous préparaient ce merveilleux masala chai au lait de nos chèvres. Raju s'est même improvisé en coiffeur pour Mik: il trouvait que je ne faisait pas une assez belle job... (Et Mik en avait bien besoin).






Lors de notre dernière soirée, on a rencontré 4 autres bénévoles qui venaient aider. Ca aurait certainement été une expérience toute différente que d'être tout seuls, ...

Leçons apprises: 
- la logique indienne défie la logique tout court
- Mikael a besoin d'interactions sociales
- les coquerelles, ça fait click click
- on aime mieux recevoir un peu de supervision et de directions quand on offre notre temps bénévolement
- c'est correct de pas être amis avec tout le monde
- c'est dommage de ne pas rester plus longtemps parce que les relations prennent du temps à se développer avec les écarts culturels et de langage.

Bilan de l'expérience #1: Moyen
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Expérience #2: Journaliers dans un sanctuaire pour animaux dans le nord-Ouest de la Thaïlande 



On s'est dirigés vers Sangkhlaburi pour notre deuxième expérience workaway. Shankla est une petite ville à l'ouest du pays, juste à la frontière du Myanmar. On y avait planifié une semaine de bénévolat dans le sanctuaire pour animaux Baan Unrak Thai Animal Sanctuary. 



Des notre arrivée, on nous présente notre prochaine demeure pour les 8 prochains jours et nous rencontrons nos premiers animaux: des fucking cafards! Des gros cafards laids morts dans notre salle de bain. par chance, comme diraient les autres bénévoles, il n'y en a plus de vivants depuis le dernier traitement... Ouin. 

On poursuit notre visite avec la pièce aux chats qui a remplacé la salle à manger ( il n'y a donc plus de salle à manger - meilleure chance la prochaine fois!)



Toute personne qui aime les chats, je vous prie d'apprécier les prochaines images. 



Maintenant, passons aux choses sérieuses: notre travail. Suite à notre arrivée en après midi, on nous annonce nos responsabilités pour le restant de la journée: flatter les chiens, leur donner de l'amour puis essayer de les flatter avec de l'amour: les deux en même temps. Eux, ils appelaient ça socialiser avec les chiens. Ca paraît mieux.



Ouin, grosse première journée... Quoique l'une d'entre nous a trouvé le tout trop exigeant et est allé s'étendre dans le hamac... Elle vous dira que c'est a cause des gravol qu'elle avait pris le matin (la route de 8h pour se rendre dans ce village comprend 2374 tournants à travers les montagnes), mais je crois que c'était plutôt sa façon de protester contre le manque de distribution de tâches.

On nous a tout de même présenté le sanctuaire officiellement. 
En entrant, sur votre gauche, vous avez les chiens malades, blessés ou encore en attente d'une opération. Si vous continuez, vous arrivez au bout et à la clinique + salle d'opération, là où des vétérinaires (bénévole ou employé) travaillent. Si vous continuez tout droit au départ, vous longez la clinique et vous vous dirigez vers les cages de nos préférés, les chiens! Des chiens, il y en a: 49 résidents! Ils sont divisés par enclos/cages de 3 à 9 chiens en fonction de leur symbiose entre eux.


Des chiens spéciaux, il y en a : Elvis et sa mâchoire toute croche, Uncle (qui mourra au cours de notre séjour) qui n'a plus de dents et quelques chiens à trois pattes pour qui la perte de 25% de leur potentiel de motricité n'affecte point leur joie de vivre et leur rapidité!

Des chiens merveilleux ayant besoin d'affection et prêts à en donner, il y en a tout autant que le nombre de résidents, mais voici quelques images de nos préférés :

Pikée (oú xyla, de son nom thai)
Jonathon <3
Clover
Et autres monstres a 4 têtes...

Les responsabilités, elles étaient simples et pour la plupart le matin : promener les chiens (4par4 why not), 

Ca peut avoir l'air facile, mais des monstres a 4 têtes, ca tire comme 4 pikées qui voient des écureuils dans 4 directions différentes. Essayez donc de vous pencher pour ramasser leurs cadeaux quand ils essaient de vous écarteler!

Après les promenades ( sortir tous les chiens prenait généralement 2h-2h30), il fallait nourrir les pitous et les chats, remplir les seaux d'eau, nettoyer les cages, laver le matériel utilisé pour la nourriture et voilà, les grosses jobs quotidiennes étaient terminées. Vous comprendrez donc que nous nous sommes cherchés d'autres passions, puisque pour ma part, j'aime les chiens, mais delà à passer 8 jours a les flatter, de 8hAM à 17h, c'est un peu exagéré!

À part des tâches ponctuelles ou quelconques, comme vacciner les chats ou faire faire de la physio aux chiens blessés oú traumatisés, on s'est cherché des nouveaux défis! De mon bord, j'ai fait le grand ménage de la maison d'en bas. Elle avait GRAND besoin de lavage. Jessica s'est spécialisé dans la lessive et a elle aussi fait le ménage d'une pièce de la clinique. De plus, nous sommes devenus experts dans l'art de retirer et tuer des tiques... Et des tiques, certains chiens en avaient des tonnes. Panther était la grande gagnante, un magnifique chien noir sur lequel on a enlevé au moins une soixantaine de parasites suceurs de sang! Sinon, nous en avons aussi profité pour aller courir avec quelques chiens, mais ces chiens n'étaient pas de grands coureurs et je devais plus souvent qu'autrement les tirer vers l'avant! Jessica avait plutôt choisi de faire du dressage! Elle s'était donné pour mission d'apprendre à Jonathon à ne plus avoir peur du grand monde extérieur, lui qui ne voulait jamais sortir de sa cage et s'affolait à la vue d'une laisse oú d'un autre chien... Ilne pouvait donc pas profiter des grandes marches matinales! Un dressage qui requiert de la patience, certes, mais qui donnait peu à peu des résultats!

Enfin, Afin de profiter au maximum de notre expérience bénévolat, notre manager Denise nous somme de prendre un jour de congé. On part donc à l'aventure pour la recherche de singes a 80 km de notre petite ville. Pour s'y rendre, rien de mieux que la location de notre première mopette, zezette, scooter. Et oui, nous avons fière allure!




Notre expérience de Sangkhlaburi, vous en doutez bien, fut sans contredit remplie de beaux moments : les magnifiques restaurants Thai, les dîners à l'école voisine, les sorties au village autour du night market, la fête foraine thai/birman où des filles en maillot de bain se déhanchaient pour le plaisir de la foule familiale (bizarre)


les rencontres comme toujours, mais surtout le bonheur d'avoir partagé un Noël en compagnie de gens généreux et ayant des histoires tous plus intéressantes les unes que les autres.

Leçons apprises:
- on aime bien pouvoir peofiter de jours de congés pour faire des sorties, spécialement quand on est vraiiiiiiiiment loin des lieux touristiques habituels
- il est difficile de faire du bénévolat pour un si court laps de temps:  on ne va pas perdre trop de temps à apprendre à faire les trucs plus compliqués (et de toute façon personne n'aura le temps de nous montrer!), mais on aimerait contribuer de façon significative... 
- il est beaucoup plus intéressant de faire du bénévolat avec d'autres voyageurs qui peuvent enrichir notre expérience
- notre expérience sera très rarement mis à profit dans des expériences court terme (on est clairement sous-utilisés et on sent qu'on pourrait aider plus oú... Aider autrement, comme en faisant du online marketing... Ce que la plupart des organisations désirent!)
- on aime les animaux.
interrogation: Est-ce généralisé que les organisations qui reçoivent des bénévoles tels que nous manquent d'organisation pour accueillir et orienter leurs bénévoles? Ca nous paraît pourtant si facile de préparer quelque chose comme un guide... Je pourrais penser à offer mes services dans ce domaine la prochaine fois!

Bilan de l'expérience #2: Bon

Pour la suite, ca se passera en Malaisie des la mi-février avec projet orang-outang. À suivre!