dimanche 14 février 2016

L'Asie de mes rêves...

Ça y est. On a découvert le paradis.


C'est là.


Railay regroupe des plages somptueuses, des formations rocheuses à couper le souffle et des jungles regorgeant de merveilles.


À partir de Krabi oú on a pu regarder le superbowl dans un petit café en déjeunant, on s'est entassés sur un bateau pour rejoindre Railay East, à partir d'où on a marché pour atteindre Ton Sai. C'est un mini-village qui propose des hébergements à moindre coût en comparaison aux hôtels luxueux qui bordent la plage à Railay (quoi qu'à 400 bahts par nuit, notre bungalow gagne la palme de notre nuitée la plus chère et la plus crade de toute la Thaïlande! Même: pendant que je me brossais les dents, "l'ingénieux" système de robinets m'a explosé au visage sans vergogne).


Enfin, Dans un autre ordre d'idée, la région est populaire auprès des grimpeurs... Pour cause.


On a pu tester les rochers de Ton Sai avec un groupe d'Australiens en vacances. Verdict: les parois qui sont plus anglées que la verticale, c'est pas facile. On bénéficierait tous les deux d'une musculature plus adaptée à cette activité... Oú d'une musculature tout court.


Le lendemain, alors que j'étais déjà pas mal raquée, on a décidé d'attaquer le deep water solo: la grimpe non assurée sur des rochers au dessus de la mer...


C'était pas pire pan toute.

On avait loué un bateau pour tout l'après midi, ce qui nous a permis, en plus d'y faire du snorkeling et d'observer le coucher de soleil après une belle journée dans l'eau salée!


Comme si c'était pas assez extraordinaire tout ca, on est parti en exploration le lendemain. 


On a donc parcouru la jungle pour voir le paysage d'en haut à partir d'un belvédère sur Railay Est...


... Et on s'est rendus au Bassin De la Princesse, atteignable par une randonnée mélangée à de la grimpe au travers la jungle.



À notre retour, on a croisé d'autres sortes de grimpeurs... Toute une famille de singes qui est passée à côté de nous!


Le petit tannant à gauche a essayé de m'arracher mon maillot et, quand je l'en ai empêché, il a jeté son dévolu sur mon bijou de nombril, tentant de me l'extirper!

On a fait d'autres belles rencontres dans la région! On a pu voir un descendant des dinosaures au pied de notre hutte...


... Et on a pu observer toutes sortes de crabes dans leur environnement: les multicolores...


...les artistes...

... Et les une pince!

En somme, si vous recherchez l'aventure en plein air et savez apprécier la splendeur de la nature, Railay et ses environs valent le détour: ce serait une erreur de ne pas y mettre les pieds! 



jeudi 11 février 2016

Under the sea we off the hook, There is no trouble Life is the bubbles...


Après un séjour au Laos qui nous a bien refroidi, on avait besoin de soleil et de chaleur. Après une journée à Bangkok oú on a pu observé des entraînements de Muay Thai et renouer avec la succulente cuisine Thaïlandaise, on a enfin mis le cap vers le sud.


Un long trajet nocturne nous a permis d'atteindre Koh Tao, une île du golf de la Thaïlande reconnue pour ses écosystèmes marins et ses sites de plongée accessibles. 


Notre objectif: obtenir notre accréditation open water. Cette accréditation nous permettra de faire de la plongée de façon indépendante jusqu'à 18-20 mètres de profondeur à nos prochaines destinations. Notre choix d'école de plongée (l'île en rassemble plus de 30) s'est arrêté sur Roctopus dive, une école récente avec de l'équipement en bon état, qui se limite à 4 étudiants par instructeur et oú on nous avait bien reçu et expliqué le programme. 

Parmi les certifications proposées sur l'île, on retrouvait:
- PADI, la plus connue et publicisée, mais aussi la moins flexible sur l'enseignement et la seule qui oblige l'acquisition du matériel d'enseignement papier pour chaque élève.
- SSI, qui est plus flexible et qui permet aux étudiants d'emprunter les manuels L'enseignant doit respecter le plan de cours à 80% et peut agrémenter d'expériences personnelles et de conseils plus personnalisés (VS PADI oú le cours doit être respecté dans l'ordre à 100%)
- RAID, qui est une association plus récente et flexible comme SSI, mais qui permet de plongée à 20m (plutôt que 18); qui comprend le matériel en ligne accessible en tout temps avec les mises à jour et qui comprend plus de pratique en piscine/moins de théorie en classe.

Les 3 certifications sont apparemment reconnues partout dans le monde, alors on s'est naturellement tournés vers RAID.

Un cours de plongée à 8500 Bahts (340$) chacun, c'est une aubaine! Quelques écoles proposaient moins cher oú incluaient 4 nuits de logement dans le prix (entre 7 500 et 9 800 Bahts), mais les différences semblaient minimes, et comme on semblait avoir trouvé l'hébergement le moins cher de l'île (Golden Cape Bungalows pour 300 Bahts la nuit, juste au Nord de Sairee beach), on a décidé d'y rester!

Après une soirée d'études et de tests en ligne sur les principes de la plongée, on a révisé avec notre coach suédoise Anna qui nous a ensuite amenés en piscine  avec tout notre matériel et nos bonbonnes pour pratiquer des skills comme partager un régulateur, ajuster notre veste de flotaison pour faire du surplace sous l'eau, vider un masque et nager.

Après notre deuxième soirée d'études, on a tous les deux passé notre examen haut la main le lendemain matin, juste avant d'attaquer notre premier plongeon à Mango Bay. 


Première descente: notre collègue de classe, l'allemand Bjor, a eu des troubles d'égalisation et on a passé la presque totalité du plongeon à descendre aux 10m de profondeur prévus... Meilleure chance la prochaine fois! A la montée, c'était à mon tour d'avoir des problèmes avec la pression alors que j'ai eu un "reverse squeeze" causé par l'air qui double de volume en remontant à partir de 10m de profondeur. Le résultat: une forte pression dans mes sinus gauche qui semble écraser mon visage et qui me fait souffrir horriblement en faisant rentrer mon œil dans son orbite; et l'impression que mes dents vont éclater dans une douleur insoutenable! Du pur bonheur!

 Les autres plongeons nous ont permis de voir des écosystèmes magnifiques: des nemos dans leurs anémones, des moraines qui flottent comme des drapeaux au vent, des raies jaunes Avec des pois bleus fluorescents, des barracudas géants et toutes sortes de poissons multicolores dans des récifs coralliens magnifiques!


Pour Mik, tout s'est passé sans encombres.... Et pour moi, la douleur revenait à chaque remontée et m'a transformée, au final, en cyclope de foire! Une visite chez le médecin m'assurera que ce n'est pas trop grave: des comprimés pour décongestionner, des anti-inflammatoires et des goutes pour empêcher l'infection dans mes oreilles et le tour est joué!


Après 7 jours sur l'île, on voulait se diriger  tranquillement vers Railay, mais l'annonce d'une tempête a précipité notre départ: les bateaux ne partiront pas demain: ce sera trop houleux! On remarque déjà que tous les bateaux de pêche étaient restés amarés aujourd'hui.


On achète donc nos billets pour partir dans la nuit avant d'être coincés sur l'île: on nous fait monter dans un petit bateau jaune qui tangue dangereusement parmi les vagues dans lequel on nous entasse comme des esclaves vers le nouveau monde...


Je m'enfile donc 2 gravol pour y survivre et on part au large pour notre prochaine destination...


samedi 6 février 2016

In the jungle, the mighty jungle...


Éblouis par le relief verdoyant du Laos, on a choisi de nous diriger vers le nord. On pensait que le Nord serait encore plus sensationnel; plus reculé; plus authentique... Le moyen de transport prisé pour s'y déplacer est quand même un long bateau mince qui remonte la rivière Nam Ou, alors déjà la, on se sent aventuriers d'avance! À partir de Luang prabang, on se rend donc à la station de bus locale (plutôt que de nous entasser dans un minibus spécial pour les blancs). 

Au Laos, ils ont eu la brillante idée de délocaliser les stations d'autobus bien à l'extérieur de chaque ville pour faire fleurir l'industrie du tuktuk malhonnête. On parcourt donc à pied les kilomètres qui nous séparent de la station de bus tôt le matin pour sauver quelques dollars, et on se joint aux quelques passagers laotiens qui partageront notre vieil autobus qui tombe en ruines. Après 4h de route cabosseuse et une pause pipi au milieu de la forêt, on arrive à Nong Khiaw: village tranquille constitué d'une rue principale et 2-3 rues de terre: une belle vallée autour du fleuve, entourée de montagnes.


C'est beau. Les gens sont gentils. Les restaurants sont bons et pas chers - on s'est même régalés avec de la bonne bouffe indienne, qui nous manquait un peu depuis notre départ du pays de Gandhi! Pour 50 000 kips (-10$), on avait un charmant bungalow le long de la rivière, alors on est restés quelques jours pour explorer les points de vue des montagnes avoisinantes et jouer un peu de pétanque (un souvenir du protectorat français sur le Laos, tout comme les baguettes de pain et les croissants qu'on trouve un peu partout).


Pour explorer, par contre, il faut garder notre porte feuille pas trop loin: au Laos, tout est payant! Que tu veuilles aller dans une grotte perdue, monter une colline, aller dans la jungle ou même traverser un petit pont louche en bambou, les villageois t'attendent avec la main tendue! C'est généralement 10000 à 20000 kips seulement (les montants ont l'air exorbitants avec tous leurs 0, mais disons que c'est 2 à 4$), mais ça devient tannant de toujours devoir payer pour faire des activités en nature... Et on a l'impression que ca change notre rapport avec les villageois: plutôt que de nous voir comme des voyageurs intéressés à leur mode de vie et aux richesses de leur pays, ils nous voient encore comme des porte feuilles ambulants et ils se mettent a en profiter... M'enfin... On n'a pas eu besoin d'hypothéquer nos vélos (y me semble que c'est la seule possession digne d'intérêt qu'on a encore au Québec) pour nous dégourdir un peu les jambes!


On a ensuite continué notre chemin vers le nord par bateau pour atteindre Muong Ngoi. A notre grand bonheur, on réussit encore à dénicher un bungalow avec hamac sur la terrasse pour 50 000 kips, puis on part se perdre dans les sentiers autour du village. On voit un signe qui indique une montagne avec vue sur le village et, en prime, une cave! Une aubaine pour les 10000 kips demandés! Après une montée abrupte et un point de vue satisfaisant, on redescend la montagne en chialant contre leur fausse représentation: pfffff, c'est un peu optimiste de traiter les quelques trous dans les roches de caves! C'est alors qu'on aperçoit un plus grand trou, dont l'entrée semble condamnée par de grosses pierres... On fait donc ce qui nous semble être la chose sage à faire: on se faufile entre les roches pour pénétrer dans la grotte. Déjà 2 mètres plus loin, c'est le noir absolu! Mikael, qui tremble déjà un peu de peur en imaginant des scénarios d'horreur à la 127 heures, laisse notre sac à dos à l'entrée pour aviser les autres randonneurs de notre présence. 


J'allume alors la lampe de mon téléphone pour nous guider dans ce labyrinthe obscur sur plusieurs centaines de mètres, l'adrénaline dans le tapis. On s'attend à découvrir des cadavres humains, des ours assoiffés de sang, des tarentules gigantesques et des scorpions carnivores... Mais on ne trouvera que des grillons mutants et des formations rocheuses fabuleuses, brillant de mille feux!


Le lendemain, on s'attelait pour une randonnée de 2h30 sur un sentier traversant rizières et rivières pour rejoindre le village de Huay Bo.



Comme ce village n'était desservi par des routes et de l'électricité depuis quelques années seulement, on avait l'impression de nous diriger vers une experience rurale authentique... Et on a bien été servis à notre arrivée: les villageois y travaillaient le bambou, les cochonnets y courraient librement, les coqs y chantaient en faussant, les chiens y souffraient de malnutrition et les enfants y jouaient naïvement.




On pensait s'intégrer dans la famille qui nous accueillait: aller les voir pêcher ou chasser ou bien les assister dans la cuisine... Mais ca aussi c'était naïf, puisque l'homme de la famille demandait de bonnes sommes pour nous guider à travers les tâches rurales pour financer... Ses soirées bien arrosées de laolao, la liqueur locale à base de riz collant. On a donc choisi de faire nos propres activités, en s'improvisant en chasseurs de pomelos dans la jungle en compagnie de notre pikée laotien;


En lisant des livres dans des hamacs sans se soucier du temps, en jouant à des jeux sous une faible lueur comme en camping et en capturant des poussins pour pas qu'ils ne passent la nuit dehors.


Et, bien qu'on ne se logeait que pour 10 000 kips, on avait le luxe d'un "matelas" en bois entouré de quatre "murs" de papier et d'un doux réveil au "chant" des coqs dès 3h Du matin... Au 3e jour, on a donc décidé de tout remballer et de faire le trajet inverse: randonnée-bateau-minivan: retour vers la ville de Luang Prabang. On a eu de la chance, parce que, dès le lendemain, une vague de froid et de pluie s'est abbatue sur le Laos; l'humidité glaciale pénétrant nos membres en emportant avec elle tout espoir de bonheur: impossible de trouver un lieu pour se réchauffer dans toute la ville: les chambres de guesthouses mal isolées avec des fenêtres en moustiquaire et tous les commerces à aire ouverte. On a donc pensé se diriger vers le sud: direction Vang Vieng, ville de party anciennement reconnue pour le tubing sur la rivière et les activités de plein air dans les montagnes avoisinantes. 


On y est restés 3 jours avec espoir, mais la seule activité viable avec la température demeurait de se stationner dans un restaurant qui passe en boucle de vieux épisodes de friends. Pas de chance là encore (pour moi; Mik etait aux anges).


Au matin du 4e jour, on en a eu marre et on a pris la direction de Bangkok pour rejoindre les Îles thaïlandaises. Tant pis pour le Laos: il aura raté sa chance de nous séduire!

À venir: Certification de plongée Open Water 20m a Koh Tao...


lundi 18 janvier 2016

Introduction aux outils appliqués en backpacking

On a reçu quelques messages d'amis qui se demandaient "comment faire" pour voyager comme on le fait... Ma réponse etait souvent "ben... Ca se fait tout seul..." Mais j'ai un peu fait appel à mon esprit scientifique pour me pencher sur la question, et maintenant qu'on commence à avoir un peu plus d'expérience dans notre bagage à l'aube de nos 6 mois sur la route, on peut se permettre de partager nos "trucs".


Après tous mes cours de gestion de projet, je me suis dit que ce post valait autant qu'un cours de deuxième cycle de 3 crédits. À peu près. D'où le titre.


Pas toujours facile de vivre en nomade au début: on a toujours à s'adapter et à planifier pour ne passer à côté de rien et pour dénicher les meilleurs prix! On sait que chaque sou épargné va nous permettre de nous offrir une activité incroyable au bout du compte oú simplement financer une extension de notre voyage! On apprend à s'organiser ou bien à vivre en paix avec la désorganisation! On accepte graduellement qu'on ne pourra pas tout faire; tout voir et tout vivre...


Si vous allez bientôt entreprendre votre propre fantastic voyage (copyright Julien&Jen) ou si vous voulez juste comparer votre façon de voyager à la notre, voici comment on s'y retrouve.

1-Planifier nos déplacements 


J'aurais aussi bien pu dire planifier nos prochaines destinations puisque ces deux points sont plus qu'intimement liés. 

En Europe, l'application qui nous a épargné des heures de recherche est GoEuro (http://www.goeuro.fr/), que j'avais téléchargé gratuitement sur mon téléphone. Ce programme fantastique compare, en un clin d'œil, tous les moyens de transport entre un point A et un point B prédéterminés pour te trouver l'option la moins cher. Tu trouveras les horaires de bus, les routes de train, les billets d'avion (qui sont parfois l'option la plus économique) et même les covoiturages Blablacar. A utiliser en Europe de l'ouest puisque, dans l'application, les moyens de transport en Europe de l'est ne sont pas aussi bien recensés.


Pour ce qui est des déplacements longue distance, on a utilisé GoogleFlights. Honte à ceux qui traiteront ce moteur de recherche comme tous les autres: il vaut beaucoup mieux! À partir d'un point de départ (oú d'arrivée) et d'une date approximative, tu peux voir, sur une carte, touuuuuuutes les autres destinations connectées avec leurs prix. C'est là que tu peux savoir, par exemple, que le vol d'Auckland a Buenos Aires est le moins cher de tous les vols qui relient l'océanie à l'Amérique du sud, et de loin! Une fois ta route choisie, tu peux même voir l'évolution des prix pour les dates précédentes/suivantes et ainsi choisir la journée la moins chère! C'est donc génial quand tes destinations ne sont pas fixées d'avance. Pour ceux qui voudraient un cours avancé pour jumeler des vols, c'est avec Mik qu'il faut voir: il s'amuse lui même à suivre l'évolution des prix sur plusieurs semaines.... 
Si vous comptez voler souvent, pensez à amener un sac de 40 L seulement; pas de canif ni de gros liquide! Vous pourrez sauver jusqu'à 30% sur le prix de vos vols. 

Pour ce qui est déplacements de courte durée en Asie, on utilisait auparavant différents avis de blogs jumelés aux Lonely planet trouvés dans nos auberges... Mais des fois, un livre, c'est lourd dans notre sac à dos! Pour l'instant, notre site magique est  Wikitravel. On va continuer de l'utiliser dans les prochains mois pour voir ses limites: je ne sais pas quelles destinations y sont enregistrées, mais c'est une source d'information en OR pour le moment. Il recense les horaires, les lieux de départ et les prix des bateaux, bus et minivan en plus de comparer avec les prix des agences. En plus, il rassemble les restaurants, guesthouses et attractions de chacune des villes, avec des commentaires et les prix à jour. Difficile d'avoir mieux.
Mention spéciale au Guide du routard, qu'on n'utilise pas puisqu'on aime un peu moins, mais qui est le fidèle compagnon de tous (TOUS) nos camarades français...

2-S'orienter


Google maps, c'est vraiment pas pire quand on a internet: ca peut tout retrouver même si t'es pas sure de comment ca s'écrit oú dans quelle ville c'est, mais si internet n'est pas de la partie... On a quand même plus d'un tour dans notre sac!

En Europe, on utilisait de bonnes vieilles cartes de papier, trouvées gratuitement à la gare de train, la station d'autobus, une auberge jeunesse ou un point d'information touristique. On s'installe dans un café pour y marquer nos points d'intérêt et le tour est joué! 

Mais quand tu n'en trouves pas ou que tu arrives dans la ville au milieu de la nuit, c'est mieux d'avoir un plan B... Demander aux chauffeurs de taxi est une option, mais saches bien oú tu veux aller puisque les taxis pour touristes peuvent avoir des tendances malhonnêtes (ils t'amenent à un Resto oú un hotel d'un "ami" overpriced) et, si tu comptais te déplacer à pied, il y a des chances pour qu'on te dirige ailleurs... (Volontairement ou pas: parfois, les gens voudraient juste aider et ils ne savent pas dire : i don't know...)

Enfin, pour nous orienter, on utilise maintenant l'application offline gratuite maps.me. On l'utilise même plus en Asie puisque certaines attractions, guesthouses et restaurants y sont déjà inscrits, ce qui facilite nos recherches. On a délaissé le calculateur d'itinéraires puisque les cartes qu'on télécharge sont moins volumineuses pour mon stockage de téléphone! Il suffit de télécharger les cartes gratuitement quand on a le wifi, avant d'arriver dans le pays. L'application a tout de même plusieurs faiblesses et son utilisation use un peu plus ma batterie de téléphone qu'une carte de papier (il faut penser à fermer l'app dès qu'on ne l'utilise pas) mais elle facilite grandement notre vie! On marque d'un signet de couleur les endroits qui nous intéressent et, avec le GPS, s'orienter est un jeu d'enfant! NB. Apres plusieurs pays, l'application peut devenir très lourde (on a beaucoup de cartes et de signets!). L'option que j'ai trouvée pour qu'elle libère ma mémoire est de la supprimer au complet puis de la télécharger à nouveau.

3-Quoi faire?


Pour ce point, Internet est notre allié indispensable. On peut avoir quelques idées en demandant aux autres voyageurs, aux locaux, aux points d'information ou à notre cher guide de voyage (voir lonely planet oú Wikitravel), mais nos meilleures activités, on les trouve sur des blogs de voyageurs! Ca demande, certes, plus de recherches, mais ca en vaut grandement la peine! Ca nous permet de trouver de tout, comme un top des activités gratuites, des chutes secrètes ou un hammam turc vraiment authentique! 

Certains vont dire que de demander aux autres backpackers is THE way to go. Malheureusement, selon notre experience, les backpackers dans les grandes villes d'Asie sont en quête d'alcool, de débauche, de party et probablement d'eux-mêmes, qu'ils ont perdu avant leur départ ... Ou sur la route. Trouver des voyageurs qui partagent nos intérêts sur la nature et le plein air ainsi que nos valeurs de respect social et environnemental, ça peut être un travail ardu. C'est quand on se retrouve dans des villages plus reculés comme Nong Khiaw, Muong Noy oú Huay Bo au Laos qu'on realise enfin que les autres backpackers ne sont pas tous des clowns!


Le Lonely Planet propose de belles activités aussi, mais comme tous les voyageurs en possèdent un, ben.... Dès qu'il publie une activité hors des sentiers battus, les sentiers sont aussitôt battus pour la horde de backpackers qui s'en vient. Et souvent, les prix montent tout de suite, en même temps que l'affiche "Recommended by Lonely Planet" est érigée!

Grace a Internet, c'est encore possible de dénicher des activités hors des sentiers battus...


4-Oú dormir?


Jusqu'ici, Hostelbookers.com avait été mon fidel site de recherche d'hébergement. Partout en Europe, il proposait souvent des options moins chères que Booking.com ou autres. Dans les endroits plus reculés toutefois, comme les gens sont moins "branchés", l'option la plus économique est d'arriver sur place pour demander les prix et négocier si possible (avouer notre budget par nuit pour que l'hôte voit s'il lui est possible de nous offrir quelque chose). Avant d'arriver, c'est bon de savoir vers où se diriger et la fourchette de prix de la ville oú on dort, puisque c'est énormément variable à l'intérieur d'un même pays (on peut voir sur les sites de réservation ou dans des blogs de voyage). Idéalement, il ne faut pas se laisser diriger par des chauffeurs de tuktuks qui vont demander des commissions aux hôtels, qui vont nous amener à des endroits plus chers oú juste parce que ce sont généralement de MAUVAISES PERSONNES. C'est certain que si c'est la saison haute oú qu'on arrive plus tard en soirée, c'est mieux de réserver d'avance pour éviter le stress et le découragement.

5-Oú manger?


Pour la bouffe, on se compliquait un peu la vie au départ, avec des recherches internet et tout... C'est vrai que, en Europe, manger ca pouvait coûter très cher: à Paris, difficile d'avoir un repas sain pour moins de 10 Euros/15$. C'est pourquoi on favorisait généralement d'avoir une auberge avec cuisine pour préparer nos repas avec des légumes du marché! Sinon, on essayait de diner sur le pouce en prenant soin de déguster les spécialités locales à bas prix...

Pour ce qui est de l'Asie, on s'est tranquillement habitués à manger de la bouffe de rue (attention, parce que l'hygiène n'est pas toujours au rendez-vous! Que ceux qui n'ont jamais été malade à cause de la bouffe en Inde lèvent la main! (À part Mik)). Encore une fois, on s'assure de connaître les fourchettes de prix pour la bouffe qu'on veut en comparant un peu, et ensuite on choisi une place avec beauuuuucoup de clients: c'est notre assurance pour la qualité et l'hygiène de la cuisine!


Autres trucs?

- Amener un oreiller compressible et un drap synthétique pour les longs voyages ou les auberges "moins riches".
- Traîner un Tupperware, un verre de voyage et des sacs en tissu pour des lunchs. Non seulement ça ne coulera pas dans toutes vos affaires, mais en plus, ca sauve un peu l'environnement des champs de sacs de plastique à perte de vue et des dépotoirs remplis de styromousse.
- S'informer sur les activités locales pour minimiser notre impact. Se poser des questions comme : l'industrie des treks en éléphants, est-ce une industrie responsable?
- Favoriser la marche, le vélo et les transports en commun locaux plutôt que les circuits organisés: on y gagne sur tous les aspects ! (Sauf le temps, mais qui est-ce qui est pressé par le temps dans un voyage comme le notre!)


- Avoir une grosse gourde d'eau oú un camelback pour arrêter de consommer de l'eau en bouteille: l'eau filtrée est aussi propre à la consommation et 100x moins chère (ça vaut la peine de demander dans les restaurants oú hôtels, sinon trouver des stations d'eau dans les rues)

Et voilà!