mercredi 23 mars 2016

Apprendre le Muay Thai pour les singes Bornéens


On s'est permis un long break au cours des 5 dernières semaines. On s'est installés dans une petite maison avec 4 chiens en périphérie de Kuching, en Malaisie, pour faire du bénévolat dans un bar qui remet ses profits à un centre de conservation pour animaux protégés.


L'organisme Orang-outan project est propriétaire du bar MonkeeBar et d'un centre de réhabilitation à Matang, oú ils reçoivent toutes sortes d'animaux blessés ou   confisqués qu'ils habilitent pour les relâcher dans les parcs nationaux tant que possible. 

Parmi ceux-ci: Oui, il y a les crocos, ces énormes dinosaures:


... Des gibbons tous mignons et des Hornbills...


 ... Mais vous aurez compris que le clou du spectacle, c'est l'orang-outan, avec son autorité sereine et son regard tellement... Humain.



Par contre... Bien que le peuple Malaisien demeure le plus amical qu'on a eu la chance de rencontrer jusqu'à présent, Kuching n'ést pas une ville particulièrement intéressante: il faut se l'avouer. Bien qu'on y retrouve encore une variété de religions et de temples comme sur la péninsule Malaisienne, les bâtiments et les stationnements s'alternent sans unité à travers les nombreux centres d'achat, et les rues sont difficiles à naviguer, impossibles à traverser et désagréables à circuler! La ville est aussi parsemée de statues étranges de chats (Kuching veut dire Chat en Malay)...


... Et les piétons et les vélos n'y sont pas les bienvenus! On a apprécié les quelques musées avec les animaux empaillés les plus laids qu'on n'avait jamais vus, les cinémas et le marché d'aliments frais, mais les activités comme les parcs nationaux; les centres de conservation et les bains thermaux naturels sont loins de la ville et plus difficiles d'accès... Donc ne pouvaient pas être des activités quotidiennes!


On a donc profité de cette stabilité pour cuisiner: après 6 mois sur la route, avoir une cuisine bien équipée était un luxe bienvenu! En plus d'avoir un vitamix pour me préparer tous les smoothies auxquels je rêvais (épinards, bananes et cacao; beurre d'arachide et bananes; papaye, citrouille et cannelle), on a trouvé un magasin qui vendait toutes sortes de fausses viandes faites de protéines de soya, de blé, de fèves oú de champignons. Le paradis. 

À part manger (mieux), ce mois nous aura aussi permis de devenir des fitness junkies. C'est avec bonheur qu'on a acheté des vieux vélos en ruine pour nous rendre 5 à 7 fois par semaine au centre d'entraînement. On y a appris la boxe thaïlandaise et le body combat à travers des entraînements de GRIT, de bodypump, de yoga, de piloxing, de TRX et de Pilates. Rien que ça.



Quand on ne s'entraînait pas, on travaillait au bar: des longs shifts dans un bar bondé et enfumé qui pouvaient durer jusqu'à 4h du matin! 


On a fraternisé avec nos clients: des Malaisiens amicaux et généreux, toujours prompts à nous verser un verre de Bavaria, leur bière favorite à 8,6% d'alcool, oú même à nous présenter leurs animaux de compagnie, qu'ils amenaient au bar...


Ce qu'on retient de ces longues soirées au bar, c'est que Justin Bieber est vraiment une star innnnnternaaaaatiionale, alors qu'on nous demandait de passer Sorry oú Love Yourself a peu près 8 fois par soir, avec leurs autres préférées, comme Dessert, Bobo et I'm in love with the coco. On a fait de belles rencontres, que ce soit avec nos collègues de travail qui ont pleuré notre départ, les quelques volontaires qui se sont joints à nous oú nos entraîneurs au gym qui étaient doooooonc contents d'avoir des clients étrangers et qui tenaient bien à nous en donner pour notre argent!


Au cours de ce long mois dans la province de Sarawak, on a aussi pu aller au parc national de Bako pour y voir des singes probiscis, une espèce rare...



Et des singes argentés...


 On a aussi fait des randonnées dans des paysages surprenants ...


Et assisté à des compétitions de combat ultime...


On a rencontré la saison des pluies et ce qui vient avec: Un matin, On a sauvé nos chiots de la noyade alors qu'ils pataugeaient dans plus d'un pied d'eau au rez de chaussée de notre maison!


Sur une note plus négative, J'ai aussi combattu une grippe-sinusite pendant 2 semaines, me familiarisant avec les hôpitaux Malaisiens; et on nous a prévenu que notre prochaine destination etait infestée de PIRATES.

C'est donc avec confiance qu'on a pris l'avion vers l'autre extrémité de Bornéo: la province de Sabah.

D'autres nouvelles sont à venir sous peu, si les PIRATES n'ont pas raison de nous (mais on a un peu appris à se défendre ce mois-ci, alors n'ayez pas trop peur pour nous ;)



mardi 23 février 2016

Toujours pas de malaise en Malaisie!


Une fois la frontière sud de la Thaïlande traversée, on s'est demandé pourquoi on n'entendait pas plus parler du pays d'en bas. 

La Malaisie rassemble, tout comme son voisin au nord, jungles tropicales et plages paradisiaques, certes, mais on y trouve aussi un peuple ouvert, curieux, généreux et accueillant. C'est aussi l'un des rares pays oú semblent se côtoyer en harmonie boudhistes, musulmans, hindous et chrétiens. 


On y retrouve côte à côte des lieux de culte pour chacune des religions, ce qui est totalement surprenant et qui rend le paysage complètement féerique! 


On a la chance de vivre la Chine, l'Iran et l'Inde en même temps, parfois dans un décor de ville industrialisée du futur...


Après avoir traversé la frontière en train, on a pris un traversier pour nous rendre dans la ville pittoresque de Georgetown à   Penang. On dit que d'y aller, c'est comme faire un voyage 50 ans en arrière:  la ville est parsemée de food courts déboussolants, de marchés flottants, d'art de rue original et de vieux bâtiments en ruine.




C'est quand on est allés s'acheter un camelback en passant devant une miniboutique de plein air qu'on a réalisé la gentillesse des Malaisiens. Après avoir reçu un exposé sur les meilleurs coins du pays, le propriétaire nous a offert un rabais de 15% sur notre achat. Juste parce que. On a alors réalisé qu'on était redevenus des personnes: pas juste des portefeuilles. Pis on a aimé ça.


Cette journée la, on a loué des vélos pour nous rendre à Penang Hill et on était partis pour une randonnée de 3h sous un soleil et une humidité accablants! Complètement trempés, on est arrivés hors d'haleine au sommet oú on a calé 2L d'eau glacée avec satisfaction! 


A la descente, on a fait connaissance avec... La saison des pluies. Une averse s'est abbatue sur nos têtes et on est rentrés à vélo sous la tempête. C'était comme faire du vélo dans la piscine.

Le lendemain, on reprenait le train vers Kuala Lumpur, la capitale... Un autre voyage dans le temps!


Une super ville. Remplie de grands parcs de forêts humides, de marchés frais, de kiosques de bouffe indienne, chinoise et malaisienne et des facilités qui nous avaient un peu manquées! On peut même boire l'eau du robinet! Si ça ca vous convainc pas que c'est un pays d'Asie "différent"...!


On a adoré visiter un immense jardin d'orchidées 


et les nombreuses forêts du centre-ville, autant celles composées de végétation que celles composées de gratte-ciels.


Le Chinatown mérite le détour (Quoi que c'était pas vraiment un détour pour nous comme il abrite les bons plans pour les auberges pas chères!), tout comme les Batu caves à une dizaine de kilomètres au Nord de la ville:




On adooooooore la Malaisie! 
C'est donc avec impatience qu'on a pris notre vol pour Kuching, sur l'île de Bornéo, pour y passer le prochain mois...
Ca promet!


dimanche 14 février 2016

L'Asie de mes rêves...

Ça y est. On a découvert le paradis.


C'est là.


Railay regroupe des plages somptueuses, des formations rocheuses à couper le souffle et des jungles regorgeant de merveilles.


À partir de Krabi oú on a pu regarder le superbowl dans un petit café en déjeunant, on s'est entassés sur un bateau pour rejoindre Railay East, à partir d'où on a marché pour atteindre Ton Sai. C'est un mini-village qui propose des hébergements à moindre coût en comparaison aux hôtels luxueux qui bordent la plage à Railay (quoi qu'à 400 bahts par nuit, notre bungalow gagne la palme de notre nuitée la plus chère et la plus crade de toute la Thaïlande! Même: pendant que je me brossais les dents, "l'ingénieux" système de robinets m'a explosé au visage sans vergogne).


Enfin, Dans un autre ordre d'idée, la région est populaire auprès des grimpeurs... Pour cause.


On a pu tester les rochers de Ton Sai avec un groupe d'Australiens en vacances. Verdict: les parois qui sont plus anglées que la verticale, c'est pas facile. On bénéficierait tous les deux d'une musculature plus adaptée à cette activité... Oú d'une musculature tout court.


Le lendemain, alors que j'étais déjà pas mal raquée, on a décidé d'attaquer le deep water solo: la grimpe non assurée sur des rochers au dessus de la mer...


C'était pas pire pan toute.

On avait loué un bateau pour tout l'après midi, ce qui nous a permis, en plus d'y faire du snorkeling et d'observer le coucher de soleil après une belle journée dans l'eau salée!


Comme si c'était pas assez extraordinaire tout ca, on est parti en exploration le lendemain. 


On a donc parcouru la jungle pour voir le paysage d'en haut à partir d'un belvédère sur Railay Est...


... Et on s'est rendus au Bassin De la Princesse, atteignable par une randonnée mélangée à de la grimpe au travers la jungle.



À notre retour, on a croisé d'autres sortes de grimpeurs... Toute une famille de singes qui est passée à côté de nous!


Le petit tannant à gauche a essayé de m'arracher mon maillot et, quand je l'en ai empêché, il a jeté son dévolu sur mon bijou de nombril, tentant de me l'extirper!

On a fait d'autres belles rencontres dans la région! On a pu voir un descendant des dinosaures au pied de notre hutte...


... Et on a pu observer toutes sortes de crabes dans leur environnement: les multicolores...


...les artistes...

... Et les une pince!

En somme, si vous recherchez l'aventure en plein air et savez apprécier la splendeur de la nature, Railay et ses environs valent le détour: ce serait une erreur de ne pas y mettre les pieds!